Immobilier: des taux stables depuis le début de l’été

En juillet CAFPI a négocié pour ses clients des taux similaires à ceux de juin. Une stabilité à un niveau très bas des taux pratiqués jugée normale par le courtier en prêt immobilier et rachat de crédit.

Il existe un vrai écart entre les taux affichés et ceux pratiqués. Crédit: iStock.

En juillet comme en juin, CAFPI a obtenu des taux d’intérêt moyens identiques et plutôt bas pour ses clients. Dans un communiqué du 3 août, le courtier en prêt immobilier et rachat de crédits les liste ainsi: 0,66% sur dix ans, 0,87% sur quinze ans, 1,02% sur vingt ans et 1,23% sur vingt-cinq ans.

Pour Philippe Taboret, directeur général adjoint de CAFPI, la « période estivale est habituellement propice à la réalisation des projets immobiliers, elle arrive juste après le déconfinement et permet aux banques de rattraper une partie du retard de production provoqué par la pandémie de Covid-19 ».

Taux affichés et taux réels

En août, les taux moyens proposés par les banques sont un peu plus élevés. Ils atteignent 0,95% sur dix ans, 1,25% sur quinze ans, 1,45% sur vingt ans et 1,65% sur vingt-cinq ans contre 1,30% sur vingt ans et 1,80% sur vingt-cinq ans sur les barèmes de juillet. « On observe également un creusement de l’écart entre les taux affichés et les taux réellement pratiqués », indique Philippe Taboret. Selon lui, CAFPI a négocié des taux en moyenne inférieurs de 0,40% sur toutes les durées avec ses banques partenaires. « Cela démontre que malgré la hausse des barèmes, les banques traitent en priorité les meilleurs profils qui bénéficient de meilleures négociations », analyse-t-il.

En dépit de l’incertitude qui règne, depuis le début de la crise sanitaire, les demandes de crédits ont reculé d’à peine 10% en juillet, par rapport à la même période en 2019. Parallèlement, le taux d’accord de crédits a chuté. En revanche, si pendant le confinement la durée moyenne des emprunts avait progressé de trois mois, elle est redescendue à 224 mois en juillet, indique l’Observatoire du crédit logement dans son tableau de bord du mois de juillet, publié mardi 4 août. Une durée inférieure à la moyenne observée tout au long de l’année 2019 et pendant le premier trimestre de 2020.

Moins de prêts accordés

Pour Philippe Taboret, c’est certain, la diminution du nombre de prêts accordés est liée au « respect strict des critères du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) par les banques et l’auto-élimination de clients qui, face à la situation économique actuelle, abandonnent leurs projets immobiliers ». Depuis décembre 2019, le HCSF recommande aux banques de respecter le taux d’effort de 33% et de plafonner la durée des prêts à vingt ans. 

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Alors, CAFPI lutte « aux côtés de l’Association Professionnelle des Intermédiaires en crédits (APIC), depuis le début contre le durcissement de l’accès au crédit immobilier et pour le retour de mesures facilitant l’accession à la propriété, telles que l’APL accession, l’élargissement du PTZ neuf et ancien ».

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