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Crédit immobilier: l’apport personnel est redevenu indispensable

Alors qu’il n’était plus indispensable d’avoir un apport personnel pour se voir accorder un prêt immobilier, les banques en font de nouveau une condition sine qua non.

Les conditions pour emprunter se durcissent. L’apport personnel demandé par les banques pour accorder un emprunt immobilier est en nette progression sur un an, selon une étude du courtier La Centrale de financement, relayée par BFMTV. Pourtant, il n’était plus obligatoire l’année dernière.

Depuis, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a rappelé aux banques certaines limites à ne pas dépasser. A la fin du mois de décembre 2019, il les a explicitement invitées à respecter le taux d’effort maximal de 33% et à plafonner la durée des prêts à vingt-cinq ans. Puis, la crise sanitaire s’est déclarée, s’accompagnant de conséquences économiques et d’une incertitude persistante quant à l’avenir.

+20% en douze mois

Selon le courtier, le montant moyen de l’apport personnel au niveau national a augmenté de 20% en un an. Au deuxième trimestre 2020, il atteint 47 700 euros, contre 39 750 euros en 2019, à la même période. Mais cette moyenne masque d’importantes disparités régionales. Dans le Sud-Est, par exemple, l’apport a représenté 14,1% du montant des prêts en négociations au premier semestre. Les acquéreurs habitant la région Auvergne-Rhône-Alpes ont, quant à eux, dû apporter à leur banque 12,8% du montant de leur crédit, pour qu’il soit accordé. En Ile-de-France, cette part était de 12,4%.

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Dans la région Grand Est, le niveau était le plus faible, avec 9,3% d’apport en moyenne dans les dossiers montés. Pour le courtier, ça ne fait pas un pli: les banques sont les plus exigeantes lorsque le marché est tendu, ou avec les jeunes emprunteurs, jugés plus fragiles.