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Immobilier : après la baisse des taux, la hausse des prix ?

Les taux d’intérêt moyens des crédits immobiliers aux particuliers ont de nouveau baissé en juillet, atteignant des niveaux jamais observés jusqu’alors.

Investissement
©Istock

On le répète depuis plusieurs semaines : c’est le moment d’acheter. Alors que les taux d’intérêt des crédits immobiliers ne cessent de battre des records, avec une nouvelle baisse de 1,20% en France au mois de juillet, le marché est plus dynamique que jamais.

Selon Stéphane Fritz, directeur général du réseau Guy Hoquet, interrogé sur RTL : « Après une année record avec 980.000 transactions dans l’ancien en 2018, on est sur une augmentation de près de 14% des transactions sur le premier semestre ».

0,85% sur 15 ans

En effet, de moins en moins cher, l’argent à crédit incite de nombreux particuliers à se lancer dans la grande aventure de la propriété. Il faut dire que les offres sont attirantes, il est possible d’obtenir un prêt à 0,85% sur 15 ans, 1,05% sur 20 ans et 1,25% sur 25 ans. Mieux, de nouvelles baisses pourraient intervenir en septembre et en octobre, alors que la période de rentrée est traditionnellement concurrentielle entre les enseignes de crédit. 

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C’est donc le moment d’investir. D’autant que les taux pourraient remonter dès l’année prochaine. Par ailleurs, l’effet taux bas a une conséquence, bien moins agréable pour les acheteurs : la remontée des prix de l’immobilier.

Investir en périphérie

Selon Stéphane Fritz, « la baisse des taux se fait toujours rattraper par le prix du mètre carré qui évolue. Mais cela ne se fait jamais dans le même temps, parce qu’il y a toujours un stock. Donc il y a toujours des opportunités après une baisse des taux ».

Et les opportunités se trouvent en périphéries des grandes villes. En effet, à Paris, où la barre des 10.000 euros le mètre carré a été dépassée, Lyon ou Bordeaux, les prix continuent de flamber. La cause : « La mobilité, la démographie, les divorces », selon le spécialiste. En revanche, autour de ces villes, les prix se stabilisent et le ratio taux d’emprunt/prix au mètre carré rend les achats particulièrement intéressants.

Ralentissement de l’offre

Mais il va falloir se dépêcher. « Il faut y aller maintenant », presse Stéphane Fritz sur RTL. Car avec les taux bas et le marché dynamique, les prix pourraient repartir rapidement à la hausse.

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Par ailleurs, le nombre de biens sur le marché est en diminution. Le nombre de propriétaires cherchant à vendre est actuellement de 2,2 millions, précise LCI. C’est 100.000 de plus qu’en janvier. En face, 3,5 millions de personnes sont candidates à l’achat, soit 400.000 de plus en six mois (+13%). Face à cette situation, les prix de l’immobilier ont déjà grimpé de 3,1% au deuxième trimestre de 2019 pour les logements anciens et de 1,4% sur le marché du neuf.