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Immobilier: les prix pourraient baisser de 5 à 10% 

Le président de l'Institut du management des services immobiliers (IMSI) affirme qu’une baisse des prix de la pierre est « inévitable », dans un entretien au Revenu. 

charges de copropriété
Crédit : iStock.

C’est la question du moment : quelles conséquences la crise sanitaire et économique va-t-elle avoir sur le prix de l’immobilier ? Pour Henry Buzy-Cazaux, pas de doute, les indices vont aller à la baisse. Dans un entretien au Revenu, le président fondateur de l’Institut du management des services immobiliers (IMSI) imagine une baisse des prix allant de 5% dans les zones tendues à 10% sur le reste du pays. 

+5% dans les zones tendues

« Cette crise sanitaire, en mettant quasiment en panne l’économie, va laisser des traces sur le pouvoir d’achat immobilier de la totalité des ménages », explique le spécialiste. Cela aura pour effet, selon lui, de ralentir le marché jusqu’à la fin de l’année. « Je vois mal, alors que la totalité de la demande aura été désolvabilisée par la crise, que les prix immobiliers ne s’ajustent pas à des capacités contributives moindres des ménages », ajoute Henry Buzy-Cazaux. 

Ainsi, dans les zones où la demande est supérieure à l’offre, comme la région parisienne, l’expert en immobilier table sur une baisse de 5% des prix. Pour les autres régions, Henry Buzy-Cazaux prévoit des prix diminués de 10%. « Les premiers qui consentiront une baisse de prix dans les proportions maximums que j’ai indiquées enverront un signal positif au marché et contribueront à son redémarrage plus rapide », conclut-il.

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Des prévisions contrastées 

Le président de l’Institut du management des services immobiliers n’est pas le seul à envisager une future baisse des prix. Dans Les Echos, Thomas Lefebvre imagine aussi un reflux, dans les deux ou trois prochains mois. Du côté de l’agence effiCity, également, on envisage une baisse importante dans les zones moins denses et légères sur les marchés tendus. L’agence de notation Standards & Poor’s prévoit quant à elle une décote en Europe, avec une moyenne de 1,4% de réduction en France. 

Cependant, pour l’instant, l’indice des prix reste stable, inchangé par rapport à la période préconfinement, selon une étude Meilleurs Agents. « Ni krach, ni reprise en V, les premiers chiffres post-confinement ne permettent pas de tirer de conclusions hâtives sur l’évolution du marché immobilier », écrit Meilleurs Agents. Du côté des courtiers de Vousfinancer, on n’anticipe « pas de baisse de prix », avance, la porte-parole Sandrine Allonier sur Europe 1. Les notaires, eux, prévoient même une hausse des prix à Paris, avec un mètre carré à plus de 11 000 euros dès le mois de juin. La période reste donc très incertaine, à la fois sur la durée de la crise sanitaire, ses conséquences économiques et ses effets sur le marché immobilier.