Immobilier: les prix continuent d’augmenter dans les grandes villes

Au mois de juin, les prix de la pierre ont augmenté en moyenne de 0,4% en France, selon le dernier baromètre de MeilleursAgents. 

Cependant, ces indicateurs doivent être observés avec « prudence », prévient MeilleursAgents. « Il est légitime de s’interroger quant au développement de la situation économique une fois levés les filets de sécurité mis en place au plus fort de la crise du Covid-19 », précise le baromètre. Crédit: iStock.

À Paris, en juin, les prix de l’immobilier ont gonflé de 0,4%, comme à Nantes. À Lyon et Nice, l’augmentation atteint même 0,7% en un mois. À Toulouse et Bordeaux, c’est 0,5%. La plus forte hausse des prix de la pierre a eu lieu à Lille avec 0,8%. Le dernier baromètre de MeilleursAgents constate ainsi un « retour à la normale » du marché immobilier avec une augmentation des prix dans les grandes villes de 0,4% en moyenne, mais également dans les zones rurales, de l’ordre de 0,3%. 

Le nombre d’annonces immobilières augmente de 35% 

Le prix moyen au mètre carré atteint 2 690 euros en France et 10 586 euros dans la capitale. « Le marché repart en avant sur les mêmes bases tarifaires qu’avant la crise du coronavirus », indique l’étude. Les prix ne sont pas les seuls à monter, le nombre d’offres immobilières publiées sur internet croît également. Par rapport au mois de juin 2019, le volume de transaction augmente de 35%. 

Pour les spécialistes, cet « empressement à mener à bien un projet immobilier » est le signe d’un « regain de confiance ». Pendant le pic de l’épidémie de coronavirus, 65% des vendeurs et acheteurs confiaient leur sérénité face à l’avenir. En juin, ils sont 7% de plus à avoir confiance en leur projet immobilier. 

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Une baisse du nombre d’acheteurs 

Cependant, ces indicateurs doivent être observés avec « prudence », prévient MeilleursAgents. « Il est légitime de s’interroger quant au développement de la situation économique une fois levés les filets de sécurité mis en place au plus fort de la crise du Covid-19 », précise le baromètre. En effet, les conséquences économiques de la crise sanitaire risquent de peser sur le marché immobilier. Un chômage plus important pourrait mener à une baisse de la demande. 

La plateforme voit déjà une baisse du baisse du nombre d’acheteurs par rapport au nombre de vendeurs, notamment dans les grandes villes françaises. À Lyon et Rennes, il n’y a plus que respectivement 7% et 9% d’acheteurs potentiels de plus que de vendeurs. Avant le confinement, Lyon comptait 16% d’acquéreurs supplémentaires et Rennes 27%. « L’automne nous apportera quelques éléments de réponse sur l’orientation du marché tant sur les volumes que sur les prix selon les territoires », peut-on lire dans ce baromètre. 

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