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Immobilier : les prix de l’ancien augmentent de plus de 5% sur un an

Dans toutes les grandes villes, le prix de la pierre grimpe, aussi bien pour les maisons que pour les appartements, selon le baromètre LPI-SeLoger. 

À la fin du mois d’août, le baromètre LPI-SeLoger notait une baisse annuelle de l’activité immobilière de l’ordre de 18%. Dans une nouvelle publication, mercredi 23 septembre, l’enquête précise que les ventes ont diminué de 8,5% entre juin et août. Toutefois, il n’y a pas « d’effondrement du marché », la preuve : les prix continuent d’augmenter. L’immobilier ancien affiche des tarifs plus élevés de 5,4% sur un an.

3 697 euros le mètre carré

Le mètre carré dans l’ancien coûte ainsi 3 697 euros en moyenne en France. Sur trois mois, ce prix gonfle de 2%. Pour les logements individuels, il faut désormais compter 3 331 euros le mètre carré. Cet indicateur est en hausse de 2,2% sur trois mois et de 5,8% sur un an. Quant aux appartements, ils se vendent en moyenne à 4 042 euros le mètre carré, soit 1,8% d’augmentation sur trois mois et 5,1% de hausse sur un an.

Toutes les grandes villes sont concernées par cette accélération des prix de la pierre. Seule une agglomération de plus de 100 000 habitants connaît une baisse : Aix-en-Provence. Et des villes qui étaient en baisse sont désormais concernées par la croissance des prix de l’immobilier, à l’image de Saint-Étienne ou de Limoges.

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Évolution du profil des acheteurs

Que ce soit pour les appartements ou les maisons, les prix augmentent. Cependant, dans certaines métropoles, on ressent les nouvelles aspirations des Français, suite à la crise sanitaire et au confinement. En conséquence, les prix croissent plus vite dans les périphéries que dans le centre-ville à Rouen, Toulouse ou Strasbourg. À Bordeaux, le prix des appartements monte de 5,2% tandis que celui des maisons augmente de 9%. À Nice, les logements collectifs coûtent 5,4% plus cher alors que les maisons grimpent de 10,2%.

Pourquoi une telle augmentation ? Cela s’explique par deux facteurs selon le porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, Michel Mouillart : tout d’abord une offre de biens moins importante, mais également une évolution des profils des acheteurs, plus aisés, suite aux restrictions des conditions d’emprunt imposées par les banques. « Les acheteurs sont moins nombreux sur le marché », mais « la supériorité de leur pouvoir d’achat immobilier fait que les transactions enregistrées affichent des montants élevés », explique ainsi l’étude. Les marges de négociation sont, par ailleurs, de plus en plus faibles, car ces acheteurs sont nombreux à faire une offre au prix demandé.