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Le jour où Corum a bousculé l’univers des SCPI

Les SCPI ont fait leur place dans le monde de l’épargne. Mais depuis dix ans, le marché n’est plus tout à fait le même ! Une révolution a eu lieu pour les épargnants.

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Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ont gagné leurs lettres de noblesse au fil des ans. En 2019 et 2020, elles ont collecté 14,6 milliards d’euros selon les données de l’ASPIM, l’association professionnelle des gestionnaires. Un chiffre à comparer aux 19,8 milliards recueillis sur la même période par les assurances vie, réputées être le placement financier préféré des Français.

Comparé à un investissement immobilier en direct, les SCPI offrent de multiples atouts, en contrepartie de frais : possibilité de s’ouvrir à l’immobilier d’entreprise, diversification sur de nombreux immeubles, recours à l’expertise d’un professionnel… Pour les investisseurs, le placement peut répondre à de nombreux besoins patrimoniaux. Besoin de revenus complémentaires potentiels, immédiats ou à terme? Envie de se constituer un capital ? Les SCPI répondent présent, financées comptant ou à crédit, en pleine propriété ou démembrées. Elles ont offert par le passé un niveau de rémunération élevé (4,18% en moyenne selon l’ASPIM en 2020), avec une prise de risque et sans garantie de capital.

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Un objectif de rendement tenu

Les SCPI menaient tranquillement leur petit chemin avant l’arrivée d’un nouvel acteur. C’était il y a dix ans… En 2011 Frédéric Puzin, fondateur de CORUM L’Épargne, dépoussière le concept en mettant les besoins des épargnants au cœur du modèle. Alors que la culture des SCPI est de distribuer des revenus trimestriels, il fait le choix de proposer une mensualisation. Autre innovation : la possibilité d’investir régulièrement de petites sommes. Mais l’innovation la plus marquante est ailleurs. Alors que les SCPI sont confrontées, comme tous les placements, à une érosion régulière de leur rendement, CORUM L’Épargne annonce un objectif de performance annuelle, non garanti, de 6 %(1) par an pour sa première SCPI CORUM Origin. Pour y parvenir, le gestionnaire identifie des opportunités dans différents secteurs d’activité : bureaux, hôtellerie, logistique… Une révolution dans un monde où jusqu’alors, les produits cherchaient tous à se mettre dans des cases.

Une approche qui fait école

Dix ans plus tard, avec un patrimoine de 143 immeubles dans 13 pays, CORUM Origin a toujours tenu ses objectifs, dominant la moyenne du marché. Le succès de la méthode d’origine, même s’il ne peut présager des résultats futurs, a donné naissance à deux petites sœurs, avec la même philosophie mais des stratégies et objectifs légèrement différents. Pour toutes ces SCPI, il est un point majeur : n’accepter la collecte que si le marché immobilier offre des opportunités permettant de tenir les engagements pris. À noter, CORUM XL s’ouvre à l’ensemble des pays y compris hors de la zone euro, tandis qu’EURION se concentre sur le seul marché de la monnaie unique. C’est un autre facteur différenciant les SCPI d’un investissement en direct : accéder aux marchés étrangers, ce qui autrement peut constituer un défi un particulier.

(1)Taux de rendement (DVM) : taux de distribution sur valeur de marché, défini comme le dividende brut, avant prélèvements français et étrangers, versé au titre de l’année n (y compris les acomptes exceptionnels et quote-part de plus-values distribuées) divisé par le prix acquéreur moyen de l’année n de la part.