Se connecter S’abonner

Immobilier : vers une inversion de tendance à Paris ?

Début novembre, le prix moyen au mètre carré s’établit à 2 759 euros en France, soit une variation de +0,2%, selon le dernier baromètre Meilleurs Agents. Mais la capitale affiche un léger repli.

Le mois d’octobre est marqué par une stabilisation quasiment partout en France. En moyenne, le prix au mètre carré se situe à 2 759 euros, au 1er novembre, selon le baromètre Meilleurs Agents, soit une légère augmentation de 0,2%. La plateforme immobilière note ainsi « une pression baissière plus ou moins marquée » dans un « contexte de fragilité », liée à la deuxième vague épidémique et à la mise en place d’un nouveau confinement. 

-0,6% à Paris 

À Paris, le mètre carré s’affiche à 10 476 euros au début du mois et enregistre une baisse de 0,6% en octobre, alors que depuis le début de l’année, le prix de l’immobilier dans la capitale était en hausse de 2 %. Sur dix ans, les appartements et les maisons ont augmenté de 34,8%. En Île-de-France, c’est le seul département à baisser, la Seine-Saint-Denis reste complètement stable et les Hauts-de-Seine augmentent de 0,1% comme le Val-de-Marne. 

Dans les dix plus grandes villes françaises, les prix de l’immobilier restent donc entièrement stables. L’augmentation est de 2,4% en moyenne sur la période depuis janvier 2020. Pour certaines métropoles, cette stabilité se fait avec une légère hausse, à l’image de Lille, Nantes ou Strasbourg, avec +0,4% pour les deux premières et +0,6% pour la deuxième. Toulouse et Bordeaux voient l’indice baisser de 0,7%. En moyenne, les zones rurales connaissent une baisse de 0,2% en octobre. Depuis le début de l’année, on enregistre une hausse de 0,4%. 

Une « phase de repli » à prévoir ? 

Meilleurs Agents constate ainsi un « coup d’arrêt à la fièvre immobilière des cinq dernières années » qui donnerait lieu à un « rapport de force plus équilibré » entre acheteurs et vendeurs. La tension immobilière s’atténue. Cependant, ce deuxième confinement de la population pourrait entraîner une « fragilisation de la demande ». En effet, en renforçant la crise économique, le chômage et en baissant le pouvoir d’achat, cette deuxième vague épidémique pourrait rendre plus difficile l’accès à la propriété notamment avec un durcissement des conditions d’octroi de crédits de la part des banques. Le baromètre imagine ainsi une « phase de repli » à plus long terme du marché immobilier, tout en indiquant qu’il y a, pour l’instant, trop d’incertitudes pour connaître les conséquences exactes de la situation économique et sanitaire sur le secteur.