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17% du parc de logements seraient des « passoires thermiques »

Près de 5 millions de logements afficheraient des étiquettes F et G du DPE, à savoir les plus énergivores, selon le Commissariat général au développement durable. Un peu moins que prévu, toutefois, les précédents chiffres étant probablement surestimés.

La ministre en charge du Logement a annoncé la pérennisation du seuil des 25% de logements sociaux, fixé par la loi SRU, après 2025.

Sur les 29 millions de résidences principales au 1erjanvier 2018, environ 1,9 million de logements (6,6 % du parc) seraient peu énergivores (étiquettes A et B du diagnostic de performance énergétique – DPE), selon le Commissariat général au développement durable. À l’opposé, environ 4,8 millions de logements (soit près de 17 % du parc) seraient très énergivores (étiquettes F et G du DPE, regroupant les logements qualifiés de « passoires thermiques »), tandis que les étiquettes D et E du DPE sont les plus fréquentes (respectivement 34 % et 24 % du parc).

Une surestimation du nombre de passoires thermiques

Des résultats qui diffèrent de la précédente grande étude sur la question, réalisée en 2013 et qui avait abouti à la conclusion que 31% du parc était composé de passoires thermiques. Cause de cet écart : l’amélioration du parc en 5 ans, mais surtout une probable « surestimation de la proportion de passoires » à l’époque, en partie due au faible nombre de répondants : seulement 2 399 DPE avaient finalement été réalisés sur un échantillon initial de 10 000 logements.

Autre enseignement de l’étude : les logements les plus énergivores sont plus fréquents parmi les maisons individuelles que dans les logements situés dans un habitat collectif, le taux atteignant respectivement 18,4 % et 14,7 %. De même, les plus petits sont les plus gourmands en énergie : près de 36 % des logements de moins de 30m² ont une étiquette F ou G, ce qui n’est le cas que de 13 % des logements de plus de 100 m².