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17% du parc de logements seraient des « passoires thermiques »

Près de 5 millions de logements afficheraient des étiquettes F et G du DPE, à savoir les plus énergivores, selon le Commissariat général au développement durable. Un peu moins que prévu, toutefois, les précédents chiffres étant probablement surestimés.

Sur les 29 millions de résidences principales au 1erjanvier 2018, environ 1,9 million de logements (6,6 % du parc) seraient peu énergivores (étiquettes A et B du diagnostic de performance énergétique – DPE), selon le Commissariat général au développement durable. À l’opposé, environ 4,8 millions de logements (soit près de 17 % du parc) seraient très énergivores (étiquettes F et G du DPE, regroupant les logements qualifiés de « passoires thermiques »), tandis que les étiquettes D et E du DPE sont les plus fréquentes (respectivement 34 % et 24 % du parc).

Une surestimation du nombre de passoires thermiques

Des résultats qui diffèrent de la précédente grande étude sur la question, réalisée en 2013 et qui avait abouti à la conclusion que 31% du parc était composé de passoires thermiques. Cause de cet écart : l’amélioration du parc en 5 ans, mais surtout une probable « surestimation de la proportion de passoires » à l’époque, en partie due au faible nombre de répondants : seulement 2 399 DPE avaient finalement été réalisés sur un échantillon initial de 10 000 logements.

Autre enseignement de l’étude : les logements les plus énergivores sont plus fréquents parmi les maisons individuelles que dans les logements situés dans un habitat collectif, le taux atteignant respectivement 18,4 % et 14,7 %. De même, les plus petits sont les plus gourmands en énergie : près de 36 % des logements de moins de 30m² ont une étiquette F ou G, ce qui n’est le cas que de 13 % des logements de plus de 100 m².