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Immobilier : la baisse des prix, un scénario inévitable ?

Selon Meilleurs Agents, une phase de repli attend le marché, alors que l’atterrissage des prix s’est confirmé au mois d’octobre avec des baisses enregistrées à Bordeaux, Paris ou Toulouse.

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Quel impact la remise sous cloche de la population française peut-elle avoir sur le marché immobilier ? Si les avis divergent, Meilleurs Agents penche pour le plus sombre des scénarii, alors que l’atterrissage des prix s’est confirmé au mois d’octobre, avec des baisses enregistrées à Bordeaux, Paris ou Toulouse (voir La météo de l’immobilier ci-contre) « C’est bien une phase de repli qui attend le marché », pronostique la plate-forme d’évaluation des prix.

Pour justifier son pessimisme, lequel tranche avec la vision relativement rassurante des notaires par exemple, Meilleurs Agents met en avant plusieurs facteurs de nature à fragiliser la demande. A commencer par la dégradation de la conjoncture. Une nouvelle augmentation du chômage semble inéluctable. Or, elle entraînerait, par ricochet, un resserrement des conditions d’octroi de crédits vers les meilleurs profils, compte tenu de la dégradation de la solvabilité des ménages.

La tentation de repousser son projet immobilier

Sans oublier les ressorts psychologiques (défiance ou lassitude alimentées par le rebond de l’épidémie) susceptibles de conduire les acquéreurs à repousser leur projet immobilier. « Au-delà de la possibilité des ménages à rentrer sur le marché, c’est désormais la volonté qui risque de leur manquer », redoute Meilleurs Agents. Auquel cas, le nombre de transactions se réduirait comme peau de chagrin cet hiver.

La paralysie totale évitée ?

Mais le pire n’est jamais certain. Contrairement à ce qui s’était produit lors de la première vague, le marché devrait éviter la paralysie totale, grâce à la généralisation des outils digitaux, comme la signature électronique ou les visites virtuelles. D’autant que certains acteurs clés – agences bancaires, courtiers en crédit, offices notariales – restent ouverts. Autre élément encourageant : les envies de changement de logement (gagner en surface, bénéficier d’un extérieur ou se mettre au vert) devraient prendre de l’ampleur au sortir de l’état d’urgence. De quoi entretenir l’espoir d’une résistance des prix à l’échelon national ou, du moins, d’une correction limitée.