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Immobilier : le confinement a ralenti la hausse des prix dans les grandes villes

Dans les dix plus grandes villes de France, les prix de la pierre ont augmenté de 2,6% en 2020 contre 5,2% en 2019, selon le baromètre de Meilleurs Agents.

Immobilier

Malgré la crise sanitaire et économique, le marché immobilier s’est plutôt bien porté en 2020. Entre 960.0000 et 990.000 ventes ont été réalisées, selon le Conseil supérieur du notariat. Le confinement a marqué un arrêt, avec 270.000 ventes stoppées, mais le regain d’activité qui a suivi a rattrapé une grande partie du retard. En moyenne, les prix de l’immobilier ont augmenté de 2,1%, pour atteindre 2.770 euros le mètre carré. Dans les grandes villes, l’augmentation s’est poursuivie (2,6%), mais moins vite, selon le baromètre de Meilleurs Agents de janvier 2021, qui anticipe une baisse limitée des prix de 1% au niveau national en 2021.

1,8% de hausse à Paris, contre 8% en 2019 

Les prix de l’immobilier ont donc plutôt résisté en France. Cependant, le premier confinement instauré en mars a provoqué « une inflexion de la courbe des prix » particulièrement dans la capitale et les dix plus grandes villes de France. À Paris, le ralentissement est flagrant. Le prix de l’immobilier gonfle de 1,8% en 2020, contre 8% en 2019.

Dans les grandes métropoles, en 2019, les prix au mètre carré montaient de 5,2%. En 2020, l’augmentation ralentit pour atteindre 2,6%. Bordeaux accuse même une baisse de ses prix de 0,7%. À l’inverse, trois villes s’en sortent très bien : Lille (+3,7% en un an), Strasbourg (+4,2%) et Nantes (+5,5%). 

Prévision de baisse de 1% 

« Depuis plusieurs mois, nous sommes entrés dans une phase de stabilisation des prix. Nous anticipons à ce jour une baisse limitée des prix de 1% au niveau national en 2021 », envisage le directeur scientifique de Meilleurs Agents, Thomas Lefebvre. Ces prévisions se basent sur une confiance des ménages toujours au beau fixe puisqu’une grande majorité des vendeurs et des acquéreurs veulent mettre à bien leurs projets dans moins de six mois, et sur des taux de crédits immobiliers toujours bas.