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Immobilier : à Toulouse, le marché enregistre sa plus forte hausse de prix depuis dix ans

Malgré la crise sanitaire et ses conséquences économiques, le marché immobilier toulousain a enregistré sa plus forte hausse de prix depuis dix ans.

Immobilier
Crédit : iStock.

L’année 2020 a été marquée par une crise sanitaire, mais aussi économique et sociale, avec la pandémie de coronavirus. Cependant à Toulouse, la situation ne semble pas avoir eu de conséquences néfastes sur les projets des particuliers. Ainsi, nombreux sont ceux qui ont décidé d’investir dans l’immobilier, selon les chiffres publiés par la Chambre interdépartementale des notaires, mardi 16 mars. « Alors que nous aurions pu craindre un effondrement du marché, c’est le phénomène inverse qui se produit. Il est confirmé que le marché immobilier rassure en cette période de crise. La valeur refuge qu’incarne la pierre stimule aussi bien les investisseurs que les accédants à la propriété », souligne Me Frédéric Giral, délégué de l’Institut notarial de droit immobilier.

Si dans le neuf, les volumes de vente d’appartements ont considérablement diminué, -37% en 2020, le marché de l’ancien à l’inverse se porte bien. « Le volume des ventes reste conséquent et même étonnant : 13 500 pour les appartements, 10 600 pour les maisons », précise la Chambre interdépartementale des notaires.

Les prix flambent

Et ces biens affichent, en parallèle, une courbe de croissance exponentielle des prix au niveau départemental : +5,8% pour les appartements, +5,3% sur les maisons. Au cœur de la ville rose, les prix des appartements anciens ont aussi flambé, avec une hausse de 9% et un prix de 3 030 euros du m² au cours de l’année passée. Cette augmentation n’était pas arrivée depuis dix ans. A titre de comparaison, la ville de Bordeaux a vu ses prix augmenter de seulement 2% sur la même période.

A Toulouse, presque tous les quartiers rencontrent une augmentation des prix spectaculaire. Plus de cinq quartiers dépassent désormais les 5 000 euros au m², contre trois l’an dernier. Et près de 10 quartiers se situent désormais à plus de 4 000 euros le m², comme Saint-Aubin Dupuy (+16,6%) ou Saint-Georges (+15,7%). « Au total, c’est les trois quarts des quartiers toulousains qui ont connu une augmentation à deux chiffres, au-delà de 10% », a commenté Philippe Pailhès, vice-président de la Chambre interdépartementale des notaires. « Depuis 15 ans nous n’avions pas connu une telle inflation, ce qui nous oblige à dire que ce marché est devenu spéculatif. »