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Immobilier : hausse des prix dans les villes moyennes, Paris en recul

Les professionnels de l’immobilier enregistrent une hausse des ventes au premier trimestre 2021, concernant principalement les maisons.

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Crédit : iStock.

À en croire les premières données remontées par les professeurs du secteur, l’immobilier ancien a maintenu le cap au premier trimestre, malgré la pandémie de Covid-19. La province, les villes moyennes et la banlieue ont même bénéficié d’un regain d’intérêt des Français, soumis aux confinements successifs, qui lorgnent désormais sur une maison avec jardin hors des grandes villes ou un appartement plus spacieux.

Résultat, la demande est à la hausse dans des villes comme Angers (+4%), Lorient (+6%), Nantes (+6,5%) ou Rennes (+9%), et les maisons se taillent la part du lion. Même constat du côté de Century 21, qui enregistre au premier trimestre de l’année, une augmentation des ventes de 12,6% au sein du réseau par rapport au premier trimestre de l’année dernière, concernant particulièrement les maisons (+18,2%).

Un réajustement des prix de l’immobilier à Paris

En toute logique, les prix augmentent, de 3,8% au niveau national pour les appartements, soit 3.703 euros le mètre carré en moyenne selon l’expert, et de 4,6% pour les maisons, soit 2.240 euros le mètre carré. Plus de la moitié des achats concernent les résidences principales, soit 62% d’entre eux selon le bilan de Century 21. Une part qui baisse légèrement, ce qui profite à l’investissement locatif, avec 31,5% des achats au niveau national, et 35,5% à Paris. Les résidences secondaires représentent 7% du marché, restant minoritaires, mais leur part progresse.

En ce qui concerne la capitale, Century 21 estime qu’un réajustement est en train de s’opérer, car les prix y reculent, de 3,1% sur un an. Toutefois, le prix du mètre carré affiche encore plus de 10.000 euros, soit 10.292 exactement, relève BFM TV. Il reste donc très élevé et Paris n’est abordable que pour les CSP+. D’ailleurs, selon ce bilan, les acheteurs employés-ouvriers sont moins nombreux, ne représentant que 1,5% du total, alors que leur part était de 12,2% en 2010.

Ventes en hausse à Paris, délais rallongés

Du côté des ventes, elles sont en hausse aussi à Paris, de 6,6% sur un an. « Il y a une volonté de vert, de pièces en plus, de se recentrer sur son logement, mais Paris reste un centre décisionnel et un centre d’emplois », confirme Yann Jéhano, président du réseau Laforêt. Par ailleurs, l’investissement locatif à Paris « bat tous les records », selon Century 21, avec une progression de 14,1% en un an, soit 35,5% des transactions au total.

Pour autant, les vendeurs doivent désormais convaincre les acheteurs, leur bien immobilier étant souvent surévalués. Les délais de vente se sont d’ailleurs rallongés dans la capitale, soit 74 jours en moyenne (+18 jours), alors qu’ils se réduisent au niveau national. En effet, ils sont passés de 95 à 86 jours pour les maisons et de 86 à 81 jours pour les appartements, relèvent nos confrères. En parallèle, l’Île-de-France, porté par les perspectives du Grand Paris, fait office de favorite en ce début d’année, avec une demande en banlieue parisienne qui augmente de 12%, selon Laforêt.