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Airbnb : la Conférence de citoyens dit non à la proposition de la maire de Paris

Une Conférence de citoyens s’est penchée sur les conditions de location des meublés de tourisme à Paris : elle dit non à la baisse des 120 jours de location par an.

locations saisonnières
Crédit : iStock.

C’est un revers pour la mairie de Paris : une des propositions d’Anne Hidalgo, concernant les meublés de tourisme, a été rejetée par des citoyens. L’édile voulait abaisser le plafond de jours de location à 30, contre 120 aujourd’hui, visant principalement la plateforme Airbnb. Mais les 26 personnes constituant la conférence mise en place ont rejeté cette idée, selon Le Figaro le 21 avril. L’an dernier, Anne Hidalgo voulait soumettre cette proposition au moyen d’un référendum, mais le projet n’a pu aboutir en raison de la crise sanitaire. Une Conférence de citoyens a donc été installée avant l’été 2020 pour se pencher « sur la question des plateformes de locations touristiques de courts séjours à Paris (Airbnb, Abritel, etc.) », précise le site de la mairie de Paris. Ils ont remis leurs conclusions, reprises lors du Conseil de Paris qui s’est tenu les 13,14 et 15 avril.

Il en est ressorti une dizaine de propositions, mais pas celle qui baisse la limite des 120 jours par an pour louer des résidences principales dans la capitale. « Il faut faire respecter la règle des 120 jours existante », souhaitent les participants, selon Le Figaro. Ces derniers déplorent « un trop grand nombre d’abus ». Pour eux, cette limite est cohérente « avec la définition d’une résidence principale », soit huit mois d’occupation par an. Il apparaît que certains de ces citoyens auraient considéré cette mesure comme « une piste à étudier », relèvent nos confrères, « notamment dans les quartiers victimes de ‘surtourisme’ ». Parmi leurs propositions, il y a aussi l’idée d’expérimenter des quotas de locations touristiques différents selon les quartiers.

Baisse des locations de meublés de courte durée

En fait, la maire de Paris ne peut décider le nombre de nuitées maximales pour louer son bien, fixé par la loi. Mais « l’assemblée délibérante d’une collectivité territoriale peut soumettre à référendum local tout projet de délibération tendant à régler une affaire de la compétence de cette collectivité », précise l’article L 1112-1 du code général des collectivités territoriales. Anne Hidalgo avait demandé en septembre 2019 à l’exécutif de donner ce pouvoir de décision aux maires, sans succès, précise le quotidien. L’épidémie de Covid-19 a provoqué une accalmie sur les locations de meublés de courte durée, constate l’exécutif parisien, et celles de locations de meublés de longue durée ont progressé de 185% en un an, selon Seloger.com. La mairie de Paris souhaite donc préparer l’après-Covid 19 en instaurant de nouvelles règles.