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Immobilier : les prix s’envolent sur la côte basque

Hausse de la demande, rareté de l’offre… Une tendance inflationniste s’installe sur la côte basque et devrait perdurer dans les prochains mois. 

Immobilier
Crédit : iStock.

Biarritz, Saint-Jean-de-Luz, Anglet… Les villes de la côte basque attirent les investisseurs entraînant une envolée des prix. Et cette hausse devrait se poursuivre dans les six mois à venir. Avec l’épidémie de Covid-19, la qualité de vie du pays basque séduit. « La démocratisation du télétravail ne fait qu’amplifier ce phénomène, notamment auprès d’une clientèle plus jeune, désireuse de quitter les grandes métropoles », souligne dans un communiqué Barnes, spécialiste de l’immobilier résidentiel haut de gamme. 

Ainsi en février 2018, les prix des maisons à Hossegor flirtaient avec la barre de 5.000 euros par mètre carré. C’était aussi le cas à Biarritz. Aujourd’hui, à la sortie du premier trimestre 2021, les prix ont flambé pour ces biens de prestige, avec un prix au mètre carré qui frôle voire dépasse les 7.000 euros. Alors qu’à l’échelle nationale, les prix moyens sur le marché résidentiel rencontrent une courbe légèrement baissière, ce n’est pas le cas dans la région. 

25 à 30 % des nouveaux mandats sous offre avant même d’être mis en ligne

Selon Barnes, sous l’effet d’une forte demande et d’une rareté de l’offre, l’immobilier « continue d’afficher une santé insolente ». « 25 à 30% des nouveaux mandats de la société internationale d’immobilier de prestige sont déjà sous offre avant même d’être mis en ligne », précise le spécialiste. 

Les acquéreurs, toujours plus nombreux et sur le qui-vive ont « rebattu les cartes d’un marché traditionnellement sclérosé au cœur de l’hiver ». Ainsi, au printemps, Barnes avait 55% de mandats de vente en moins par rapport aux années précédentes (90, contre 200). Un fait qui s’explique par « une carence en apparence renforcée par le souhait de certains vendeurs d’agir en toute confidentialité », explique Philippe Thomine Desmazures, directeur de Barnes côte basque.

Cependant, une baisse ou une stabilisation des prix est possible sur le moyen terme. Cette tendance a déjà été observée à Paris. « Pour anticiper le marché sur la côte basque, observer le marché parisien est très instructif. En effet, un nouvel acquéreur réalise généralement une vente en parallèle. Sur ce marché de résidence secondaire, ou de nouvelle résidence principale, plus de 50% de nos clients proviennent de Paris ou d’Ile-de-France », conclut le dirigeant.