Se connecter S’abonner

Immobilier : il n’y aura pas d’expulsion sans relogement au 1er juin

La trêve hivernale se termine à la fin du mois de mai et le gouvernement souhaite rassurer les locataires comme les propriétaires.

expulsion
Crédit: iStock.

A l’approche de la fin de la trêve hivernale, la ministre en charge du Logement souhaite rassurer aussi bien les locataires que les propriétaires. Ainsi, Emmanuelle Wargon assure qu’il n’y aura aucune expulsion sans proposition de relogement au 1er juin, rapporte Le Figaro. Si ce n’est pas possible, le locataire se verra proposer une solution d’hébergement, le temps de trouver un logement sur le long terme. Cette mission a été confiée aux préfets. Ainsi, l’expulsion ne pourra plus être refusée au motif de la trêve hivernale. Il s’agit aussi d’« anticiper le relogement des ménages concernés », précise l’entourage d’Emmanuelle Wargon au quotidien.

Une bonne nouvelle aussi pour les propriétaires, qui n’auraient plus à attendre pour récupérer leur bien. Des inquiétudes portent toutefois sur les refus de la part des locataires d’être relogés. « En cas de refus, il est possible de proposer des solutions alternatives en fonction des places disponibles. Ce sera à l’appréciation des préfectures et des associations. Aucune solution n’est imposée, toute solution proposée implique l’accord des personnes concernées », précise le ministère du Logement au Figaro.

Budget harmonisé et réévalué

Par ailleurs, Emmanuelle Wargon assure que le fonds d’indemnisation des propriétaires, actuellement doté de 20 millions d’euros, sera abondé de « plusieurs dizaines de millions d’euros ». Un rapport récent sur les expulsions locatives, remis par le député LREM Nicolas Démoulin à la ministre, précise que les besoins supplémentaires de ce fonds s’élèvent à 80 millions d’euros. Il n’a jamais dépassé les 78,4 millions d’euros en 15 ans, selon le quotidien.

La ministre en charge du Logement aimerait en récupérer la gestion pour accélérer les versements aux propriétaires lésés. Elle disait en février dernier souhaiter « que cette indemnisation soit automatisée, qu’elle dispose d’un budget harmonisé et réévalué, et qu’elle relève de mon ministère et non plus du ministère de l’Intérieur. Dès cette année, je m’engage à travailler pour mieux indemniser les propriétaires », assurait-elle.