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Marché immobilier ancien : un début d’année tonique

A moins qu’un nouveau choc ne sape le moral et le budget des ménages, les prix et l’activité dans l’ancien devraient rester bien orientés en 2021.

Immobilier
Crédit: iStock.

Une vitalité incroyable ! Les uns après les autres, les grands réseaux nationaux révèlent des taux d’activité en hausse au premier trimestre 2021 dans l’immobilier ancien, le tout combiné à une grande résilience des prix. « Le rythme des ventes s’est accéléré depuis le début de l’année, dépassant les niveaux enregistrés en 2019, un millésime exceptionnel », commente Laurent Vimont, président de Century 21. En chiffres, cela se traduit, pour le réseau d’agences, par une hausse des transactions de 18,2 % pour les maisons et de 12,6 % pour les appartements. Même son de cloche chez Laforêt, qui mentionne une augmentation des ventes de 3 % sur les trois premiers mois de l’année. 

Le risque de pénurie ne doit pas être écarté

Une pénurie guette-t-elle le marché ? On ne peut l’exclure. Déjà, Meilleurs Agents constate un raffermissement de l’indice de tension immobilière (rapport entre le nombre d’acheteurs et le nombre de biens à vendre) dans les grandes villes – hormis à Lille et à Strasbourg où la demande surpassait déjà nettement l’offre. Côté prix, le vert domine : ils ont progressé de 0,4 % au niveau national entre le 1er janvier et le 1er avril, selon Meilleurs Agents. Mais cette réalité occulte des disparités. Les communes moyennes et les territoires ruraux se revalorisent, tandis que sept des dix plus grandes villes voient les prix au mètre carré s’éroder légèrement depuis le 1er janvier, avec Paris en lanterne rouge.

Et maintenant ? A moins qu’un nouveau choc ne sape le moral et le budget des ménages, ces tendances devraient perdurer tout au long de l’année. « Grâce à la pérennisation du télétravail, les villes moyennes continueront à prendre leur revanche, analyse Karl Toussaint du Wast, cofondateur de NetInvestissement. Idem pour les communes situées en périphérie des agglomérations les plus dynamiques. » L’immobilier pourra aussi compter sur les taux toujours très bas et les conditions d’octroi de crédits assouplies. Sans oublier l’insuffisance structurelle de logements, accentuée par le marasme dans le neuf.