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Immobilier : la montée en puissance des micro-quartiers de l’Est parisien

Vie de village, micro-quartiers familiaux, espaces extérieurs et verdure… Les acheteurs sont de plus en plus séduits par les quartiers se trouvant à l’Est de la capitale, à des prix nettement inférieurs à ceux du centre et de l’Ouest parisien. 

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Crédit : iStock.

La crise sanitaire a redistribué les cartes de l’immobilier à Paris. « Nous assistons à une véritable ruée vers l’Est », souligne Sébastien Mouton, directeur de Barnes Paris-Est, dans un communiqué, publié le jeudi 27 mai. Avec des prix s’établissant entre 16.000 et 18.000 euros par m2, le Marais, quartier star de l’immobilier de prestige à Paris, est devenu financièrement inaccessible pour une grande partie de la clientèle, même aisée. Les acheteurs se reportent donc sur les arrondissements plus excentrés, aux prix nettement inférieurs. 

« Avec un prix compris entre 11.000 et 13.000 euros par m2, des quartiers comme Saint-Ambroise et le square Gardette (XIe), le square Trousseau ou le marché d’Aligre (XIIe) représentent une alternative séduisante, notamment pour les jeunes couples à la recherche de leur premier appartement », explique Sébastien Mouton. Ainsi les ventes « flash », c’est-à-dire qui se réalisent en moins de 48 heures, sont fréquentes. Par exemple, un appartement de 85 m2 au dernier étage d’un immeuble place de la Nation (XIe et XIIe) s’est vendu 990.000 euros. Au marché d’Aligre, c’est un appartement de 100 m2 qui s’est vendu pour 1,25 millions d’euros en 24 heures. 

Le XIXe arrondissement, l’un des grands gagnants de l’année 2020

Le constat est partagé pour Adérald van Luipen, directeur de Barnes Paris Xe et XIXe. « Certains quartiers dans lesquels il était inconcevable de proposer des biens relevant de l’immobilier de prestige voilà 4 ou 5 ans sont aujourd’hui très sérieusement envisagés par une clientèle branchée, généralement déjà parisienne », détaille-t-il.

Avec de nombreux espaces verts et ses micro-quartiers à l’esprit village, le XIXe arrondissement, par exemple, est l’un des grands gagnants de l’année 2020.  « A la différence du reste de Paris, il est encore possible d’y trouver de petites maisons autour d’un million d’euros, ce qui attire des jeunes couples avec de jeunes enfants », explique Adérald van Luipen. Enfin, le Xe arrondissement, peu exploité jusqu’en 2015 sur le plan de l’immobilier de prestige, est désormais très convoité. En 5 ans, la rue du Château-d’Eau est passée de 7.000 à 13.000 euros par m2.