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Immobilier : l’attractivité des villes moyennes confirmée

Les 222 villes bénéficiaires du dispositif Action Cœur de ville ont profité de la crise sanitaire, avec des volumes de ventes et des prix en hausse pour la plupart. Pour les acheteurs et les investisseurs, les opportunités sont nombreuses.

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Les notaires de France viennent de publier leur second baromètre de l’immobilier des villes moyennes. Les villes concernées sont celles qui bénéficient du programme Action Cœur de ville. Ce dispositif concerne 222 villes et vise à redynamiser les centres-villes en faisant revenir habitants, commerces et services. Pour les investisseurs, des financements dédiés ont été mis en place, notamment par Action Logement avec des prêts à taux bas et des subventions. Ces derniers sont cumulables avec le dispositif Denormandie ou le déficit foncier, mais aussi avec les subventions de l’Anah.

Des ventes portées par l’envie d’espace

Principal constat du baromètre : les ventes ont bien résisté. Dans les agglomérations Cœur de ville, l’évolution des volumes est de +12 870 par rapport à 2019 et en centres-villes de +4 091, alors que le nombre baissait sur la France entière. Pour la première fois, le nombre de ventes de logements anciens a chuté de 12 % en 2020 en Ile-de-France. La région a cessé d’être la locomotive du marché au profit de la province. Pour les notaires, il s’agit « d’un signal tangible sur le début d’un cercle vertueux pour ces territoires ». Globalement, la dynamique haussière du marché immobilier des villes moyennes n’est pas systématiquement le fait de la périphérie. Les volumes de ventes sont, en effet, portés à 50 % par les centres-villes.

Le phénomène confirme l’envie des ménages, dopée par la crise sanitaire, de s’installer dans des villes où le coût de la vie est plus abordable, la superficie des biens plus grande, avec la possibilité d’avoir un espace extérieur et toutes les commodités (fibre optique, connexion aux réseaux de transport…). Le baromètre met ainsi en évidence que les communes situées à moins de deux heures de Paris attirent de plus en plus les acquéreurs, avec un marché des maisons particulièrement dynamique. L’évolution de la part des acquéreurs franciliens a, par exemple, augmenté de 21 % dans l’Orne, de 22 % en un an dans le département de l’Eure et de 27 % dans l’Yonne.

Des prix en hausse mais qui restent accessibles

Côté prix, le prix médian du mètre carré s’établit à 1 385 euros/m2 pour les appartements, soit une hausse de 7 % depuis 2018. Si les disparités sont fortes entre les territoires – dans des villes comme Rambouillet ou Poissy en région parisienne mais aussi Bayonne ou Saint-Malo, le prix médian varie entre 3 000-4 000 euros le mètre carré –, la pandémie ne les pas accentuées.

Le baromètre pointe, enfin, l’amélioration des performances énergétiques des logements. Dans les zones Action Cœur de ville, les biens estampillés F-G sont passés de 11,3 % à 10,6 % des biens vendus. A contrario, ceux étiquettés A, B ou C ont représenté 20,3 % des transactions en 2020, contre 19,2 % en 2018.