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Immobilier : les prix baissent à Paris en juin

Les prix de l’immobilier dévissent dans la capitale au mois de juin, de 0,3% selon Meilleurs Agents.

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Crédit : iStock.

Le mètre carré parisien passera-t-il sous la barre des 10.000 euros ? C’est une question posée à l’occasion de la publication des indices des prix de l’immobilier Meilleurs Agents – Les Echos le 1er juillet. Les prix baissent en juin 2021, de 0,3%. A 10.297 euros actuellement, le mètre carré était en train de franchir la barre des 11.000 euros il y a un an et demi, rappelle le quotidien. Paris perdrait donc de son aura et les experts se demandent si la tendance va continuer dans les prochains mois. Sur un an glissant, les prix ont diminué de 2,2% dans la capitale.

Pour que le mètre carré passe en dessous des 10.000 euros, il faudrait encore une chute d’environ 3%, ce qui est possible, selon le directeur scientifique de Meilleurs Agents. « Une baisse des prix parisiens de 6% par rapport à leurs plus hauts ne serait finalement pas si violente, compte tenu du choc Covid », précise au journal Thomas Lefebvre. Les prix des grandes surfaces ont ainsi diminué de 3,3% sur un an, alors que les petites ont mieux résisté, soit une baisse de 1,3% (pour les studios et les deux-pièces).

Baisse des prix des grandes surfaces

Tous les arrondissements sont concernés, mais les plus cotés connaissent les plus fortes disparités. Dans le 5e, les prix des grandes surfaces ont chuté de 6,6% entre juillet 2020 et juillet 2021. Ils ont baissé de 4,2% dans le 3e arrondissement, de 4% dans le 6e ou encore de 3,8% dans le 7e, ainsi que dans le 15e. Même le 10e arrondissement a connu une baisse similaire, arrondissement qui attire plus de ménages aisés et qui s’est gentrifié ces dernières années, souligne le quotidien. Les quartiers les plus populaires sont moins impactés, avec une baisse des prix de seulement 1,2% pour les grandes surfaces dans le 19e arrondissement par exemple.

L’étude établit que les Parisiens quittent la capitale pour la banlieue périphérique. Par conséquent, les prix flambent dans certains départements de la première et de la seconde couronne. Les prix ont ainsi progressé de 4,8% en Seine-et-Marne en un an, de 4,4% dans le Val-d’Oise, de 3,9% dans l’Essonne et de 3,7% en Seine-Saint-Denis.