Se connecter S’abonner

Prix de l’immobilier : plus la commune est dense, plus l’impact des espaces verts est fort

Les espaces verts constituent un vrai poumon de fraîcheur, en particulier dans les communes denses et peuplées. Selon une étude, leur présence a un impact considérables sur le prix de l’immobilier.

La présence d’espaces verts dans les villes densément peuplées impacte le prix de l’immobilier.

La présence de parcs, jardins et forêts a une influence certaine sur les prix de l’immobilier. Ils augmentent dans certaines communes, les plus denses et les plus peuplées, notamment depuis la crise sanitaire et l’envie de certains citadins d’accéder à la nature. Dans plus de la moitié des communes de plus de 50.000 habitants, soit 55%, l’influence des parcs et jardins sur les prix est positive, selon une étude Homadata publiée le 9 juillet. La proportion est plus faible pour les villes de moins de 5.000 habitants. « En effet, dans les agglomérations à faible densité et très vertes, la quantité et la qualité des forêts, parcs et jardins n’entraînent aucune surestimation », précise l’expert de la donnée immobilière.

Ce sont dans les villes qui n’ont pas accès à la mer que les espaces verts ont le plus d’influence sur le marché immobilier. Ainsi, Nantes enregistre près de 2,5% de surestimation des biens situés à proximité d’un parc ou d’un jardin, Bordeaux affiche une hausse de 2,1% et Reims de 2,3%. Cette surestimation des prix de l’immobilier est près de 5% à Montpellier pour les biens proches de la nature.

Surestimation autour des Buttes-Chaumont

L’expert de la donnée immobilière a étudié plus particulièrement les parcs les plus en vogue ces derniers mois. La surcote peut ainsi être de 17% pour les biens autour du parc des Buttes-Chaumont, à Paris, dans le 19ème arrondissement. A Lyon, la hausse est de 11% pour les logements proches du parc de la Tête d’Or. Proches du parc de la Citadelle à Lille, les biens sont 7% plus chers et de 8% plus chers à Toulouse à proximité du Jardin des Plantes.