Se connecter S’abonner

Immobilier : vers une baisse des prix dans les grandes agglomérations ?

Les grandes villes ont moins la cote en matière d’immobilier, avec la crise sanitaire. Et il se pourrait que les propriétaires des métropoles doivent revoir les prix de leurs biens mis en vente à la baisse pour qu’ils trouvent preneurs à la rentrée.

Immobilier

Après l’euphorie printanière, le marché immobilier est entré dans une phase estivale traditionnellement plus calme. Mais selon une étude du site immobilier des notaires, Immonot, publiée vendredi 23 juillet, cette phase pourrait perdurer à moins que les vendeurs de biens n’acceptent de revoir les prix à la baisse. La note indique qu’ « à ce jour, certaines villes comme Bordeaux ou Lyon commencent à rechercher les acheteurs… Mais à Rouen ou Reims, qui ne sont qu’à une heure de Paris, le besoin de plus d’espace né des périodes de confinement alimente toujours une activité soutenue ». Ainsi, alors que 71% des notaires avaient anticipé une hausse de leur activité, seuls 55% ont travaillé plus au mois de juin. Une preuve, selon l’étude, que le marché immobilier s’essouffle dans les grandes villes. Si dans les grandes métropoles la baisse des prix se confirme, elle devrait s’étendre plus ou moins rapidement dans les zones rurales.

Mais pour le moment, le recul ne se fait pas sentir. Actuellement, le prix médian de mise en vente d’une maison est de 155.000 euros, sur Immonot. Soit un montant en hausse de 3,38% en trois mois. Pour les appartements, le prix médian se situe désormais à 2.360 euros par mètre carré, soit 4,26% d’augmentation sur trois mois.

Vendre d’abord

Face à ce constat, les notaires conseillent de vendre en priorité les biens immobiliers avant d’en acheter. « Les dernières nouvelles sur le développement du variant delta et l’annonce de mesures plus coercitives pour lutter contre ses effets semblent avoir quelque peu douché les partisans d’un achat en premier suivi d’une revente », précise l’étude. La part des partisans de l’acquisition en priorité recule de 40 % à 33 % pour le résidentiel et de 65 % à 51 % pour les terrains. Cette tendance incite naturellement à favoriser la vente avant de réaliser un nouvel investissement.

Mais un décalage persiste entre les évolutions observées et les prévisions. En matière de prix, la part des notaires ayant observé des hausses de prix est passée de 35% en février à 69% en avril et 73% en juin. Pour Laurent Denel, négociateur à Rouen, « les ventes aux enchères nous ont permis d’observer sur ces six derniers mois une hausse de 10 à 15% des maisons dans les quartiers résidentiels de l’agglomération ». D’une manière plus générale, la proportion des notaires optimistes sur l’évolution des prix à court terme se maintient à 49%, celle des pessimistes prévoyant une baisse passe de 4 à 3%. Pour les terrains, 31% des négociateurs contre 36% deux mois auparavant confirment la hausse des prix.