Se connecter S’abonner

L’immobilier ancien continue sur sa lancée

Le charme de l’ancien continue de faire mouche dans le secteur immobilier. Et malgré la pandémie, la hausse des prix se poursuit, à Paris et en province.

Crédit: iStock.

Plus rien n’arrête l’immobilier, pas même la quatrième vague de Covid-19 ! Dans le prolongement des tendances du premier semestre, les prix dans l’ancien ont poursuivi leur ascension cet été, affichant une hausse de 0,2 % en juillet, selon Meilleurs Agents. Conséquence : l’inflation des logements depuis le 1er janvier atteint à présent 1,6 %. Et la revalorisation s’élève à 2,6 % sur douze mois glissants, dans des volumes records, à plus de 1,1 million de transactions. D’aucuns concluront que la crise n’a pas de prise sur la pierre. Ce qui n’est pas tout à fait exact. Car la physionomie du marché résidentiel a considérablement évolué depuis le début de la pandémie. Alors que précédemment la demande se portait majoritairement sur les appartements des grandes villes, ce sont désormais les périphéries et l’habitat individuel qui jouent les locomotives. Loin de s’évanouir, les envies d’espace et de verdure nées pendant le premier confinement perdurent, conduisant de nombreuses familles à se porter acquéreurs de maisons ou d’appartements spacieux avec balcon ou terrasse situés dans des communes où les prix sont encore abordables.

Paris boudé, Strasbourg encensé


Conséquence de ces mouvements migratoires, Paris perd de sa superbe. Dans la capitale, les prix ont décroché de 2,6 % en rythme annuel. En parallèle, la stagnation sévit dans certaines grandes villes dont les prix s’étaient précédemment envolés, comme à Lyon, Bordeaux ou Nice où un plafond de verre tempère les prétentions des vendeurs. Mais il reste des havres de prospérité au sein du Top 10 des communes françaises. C’est le cas de Strasbourg qui affiche une santé insolente, avec une progression d’environ 10 % sur un an, grâce aux efforts d’urbanisme accomplis dans la capitale alsacienne, à sa situation géographique au cœur de l’Europe et à un effet rattrapage. Autres grandes gagnantes de cette redistribution des cartes : les villes moyennes et surtout le littoral, qui bénéficient de l’appétit retrouvé des Français pour les résidences secondaires
C’est bien connu, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel et il n’en faudrait pas beaucoup pour gripper cet engouement pour l’immobilier. Le grain de sable pourrait provenir d’un resserrement des vannes du crédit ou d’une remontée des taux d’intérêt. Deux événements qui pénaliseraient en premier lieu les primo-accédants.