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Logement : à Paris, il y a plus de candidats lorsque l’encadrement des loyers est respecté

Une étude montre que lorsque l’encadrement des loyers est respecté dans certains arrondissements de la capitale, il y a plus de candidats locataires et moins de logements vacants.

Logement
Crédit : iStock.

Le respect de l’encadrement des loyers a un impact sur l’occupation des logements à Paris. Ainsi, une étude de Flatlooker publiée le 6 septembre révèle qu’il y a plus de candidats à la location de logements dans les arrondissements qui respectent cette disposition, soit 20% en plus en moyenne dans la capitale. Par exemple, un logement du 4ème arrondissement qui respecte cet encadrement reçoit 4,7 fois plus de candidatures qu’un autre qui ne le respecte pas, précise le communiqué. Un appartement du 1er arrondissement respectant la mesure reçoit 3,6 fois plus de candidats ; il en reçoit deux fois plus dans le 9ème arrondissement. A contrario, un logement du 16e arrondissement recevra 0,5 fois plus de candidatures selon cette étude. 

« Plus vous vous rapprochez du centre de Paris, plus l’écart entre les prix de marché historiques et l’encadrement est fort. Parallèlement, ces quartiers centraux de la capitale sont connus pour être extrêmement recherchés. C’est ce qui explique qu’un logement respectant l’encadrement dans le centre de Paris peut recevoir quatre à cinq fois plus de candidatures qu’un logement ne le respectant pas », détaille Nicolas Parisot, co-fondateur de Flatlooker. De plus, un logement respectant l’encadrement des loyers permet de recevoir des dossiers locatifs « solvables », puisque les revenus doivent représenter trois fois le montant du loyer et qu’il est plus facile pour les locataires de correspondre aux critères quand la règle est appliquée. 

Moins de vacances

Autre avantage, le propriétaire qui respecte cet encadrement verra son logement loué plus rapidement. L’écart est de huit jours par exemple entre un logement qui appliquerait la règle et un autre qui ne le ferait pas dans le 3ème arrondissement de Paris, de cinq jours dans le 6ème arrondissement, de quatre jours dans le 1er et de trois jours dans le 9ème. Le risque de vacance est donc plus limité pour le propriétaire bailleur lorsqu’il est dans les clous. 

Pourtant, les propriétaires sont parfois frileux. « L’encadrement des loyers peut difficilement faire l’unanimité, car il est axé sur un mode de calcul décoléré du marché. Le découpage géographique est fait selon les 80 quartiers administratifs de Paris, lorsque le marché locatif varie énormément à l’échelle de la rue. Prenons le quartier administratif Clignancourt : il est difficile d’expliquer au propriétaire d’un 30 mètres carrés au Sacré Cœur qu’il doit le louer au même prix qu’un 30 mètres carrésporte de Clignancourt », analyse encore Nicolas Parisot.