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Immobilier : la surface des logements diminue en Ile-de-France

La qualité des logements neufs est moins bonne aujourd’hui en Ile-de-France qu’il y a 20 ans, selon une étude.

Immobilier neuf
Crédit : iStock.

Deux décennies de construction ont été étudiées dans la région Ile-de-France. Résultat, la qualité des logements neufs a baissé selon l’Institut des hautes études pour l’action dans le logement (IDHEAL), dans un rapport publié en août dernier. Les appartements sont moins grands, les chambres trop petites et les rangements de moins en moins présents, résume Le Parisien le 6 septembre. En tout, plus de 1.700 plans d’appartements ont été étudiés, récupérés auprès des promoteurs immobiliers. Et les logements sont moins grands qu’auparavant, de trois-quatre mètres carrés dans les Yvelines jusqu’à presque 15 mètres carrés (14,8) dans l’Essonne. 

Les surfaces ont aussi diminué en Seine-Saint-Denis (14,1 mètres carrés) et dans le Val-de-Marne (13,1 mètres carrés). Selon l’IDHEAL, la capacité d’achat étant moins importante dans l’est, dans le sud et dans le nord de la grande couronne, comparée à la capacité d’achat de l’ouest parisien, les promoteurs s’adapteraient au budget des acquéreurs. Par ailleurs, Paris compte des surfaces habitables plus grandes, alors que les prix du foncier y sont beaucoup plus élevés. « C’est une ville-vitrine où il y a un encadrement public », explique au quotidien Catherine Sabbah, déléguée générale d’IDHEAL. « On prend plus de soin dans la fabrication de logements (à Paris) et les clients sont plus exigeants », souligne-t-elle. 

Pas de rangement

Dans les détails, les chambres sont de plus en plus petites, à part la chambre principale. « 30% d’entre elles, toutes tailles confondues, ne peuvent pas accueillir un lit double de façon convenable », précise l’Institut. Quant aux espaces de rangement, ils sont parfois inexistants. En effet, 17% des plans qui ont été analysés ne prévoient pas de placards intégrés. Quand ils sont dessinés, ils ne font qu’1,35 mètre carré en moyenne, notent nos confrères. 

D’autres aspects sont pointés du doigt dans cette étude, comme l’absence de fenêtres ou encore le confort acoustique qui laisse à désirer. « Cette étude corrobore ce qu’on ressent depuis vingt ans en cabinets : une baisse de la qualité d’usage des biens avec une perte de lumière, d’espace extérieur, de rangements… », résume au Parisien Christine Leconte, présidente du Conseil national de l’Ordre des architectes. « Si on veut construire plus, il faut construire mieux », juge-t-elle. Restent que certains points sont positifs, comme la taille des salles de bains, plus grandes, ou encore des balcons.

Ces résultats ont suscité la colère de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) d’Ile-de-France. « Cette étude à charge est scandaleuse. Elle mélange les choux et les carottes et sa représentativité est plus que contestable. Elle se base sur 1 .700 plans de vente sur vingt ans alors que dans le même temps, nous en avons produit 1 million ! », s’agace dans les colonnes du journal son président, Marc Villand.