Se connecter S’abonner

Immobilier : les Français veulent habiter des logements durables

Selon un sondage, 75% des français seraient préoccupés par l’habitat vert, souhaitant habiter dans des logements respectueux de l’environnement.

MaPrimeRénov'
Crédit: iStock.

Habiter un logement durable est essentiel pour une majorité de Français. Ils sont 75% à affirmer vouloir vivre dans une maison ou un appartement respectueux de l’environnement, selon la 5e édition du baromètre Qualitel, publié le 5 octobre. Réalisé en partenariat avec l’Agence nationale de l’habitat (Anah), ce sondage concerne 4.500 personnes, interrogées sur les logements verts. En revanche, quand on leur précise ce que signifie l’habitat durable, « préservant la qualité de vie et le bien-être de ses occupants, où les coûts de construction et d’usage sont maîtrisés », elles ne sont que 30% à déclarer vivre dans un logement qui respecte ces critères. Mais une majorité se dit prête à réaliser des travaux de rénovation pour transformer leur logement, soit 59% des sondés. Ils sont plus nombreux chez les 35-60 ans, soit les deux tiers d’entre eux.

Ainsi, le logement fait partie des catégories concernant les principaux éco-gestes à adopter au quotidien, comme la réduction de la consommation d’énergie, qui concerne 67% des personnes interrogées, et la limitation de la consommation d’eau pour 42% d’entre elles. La moitié pourrait changer de logement et les plus jeunes sont les plus ouverts au changement, puisque la moitié des 18-34 ans pourrait payer plus cher pour habiter un logement plus durable. Ils sont 31% chez les plus de 60 ans.

Localisation et prix

En revanche, ce critère n’est pas décisif dans l’intention d’acheter un logement ou de le louer : seulement 4% déclarent avoir pris en compte le respect de l’environnement, alors que la localisation compte pour 64%, ou alors le prix, pour 54% des sondés, et enfin la surface pour 42%. Finalement, les Français interrogés relient la durabilité d’un logement aux économies d’énergie : pour 55% d’entre eux, l’habitat doit consommer peu d’énergie, être équipé d’une isolation thermique performante pour 53% et confortable été comme hiver pour 50%. Les autres critères comme le fait de respirer un air de bonne qualité ou d’être agréable à vivre recueillent respectivement 46% et 45% des suffrages. D’autres critères sont jugés moins indispensables pour juger la durabilité d’un logement, comme la préservation de la biodiversité ou encore la proximité des infrastructures.

Concernant les équipements importants dans un logement durable, le bac de tri sélectif arrive en premier (41%), alors que la pompe à chaleur ou la présence d’une éolienne ou d’un panneau solaire sont loin derrière (14% et 17%). « Ces quelques décalages de perceptions plaident pour plus de pédagogie autour de l’ensemble des actions qui rendent un logement réellement durable », précise le communiqué de Qualitel.

Sentiment de fierté

L’association a aussi évalué les bénéfices d’un logement durable par rapport à un logement non durable. La note de qualité de ce premier est de 7,9 sur 10, contre 5,6 sur 10 pour le second, selon l’indice Qualiscore, basé sur 17 critères. Plus avantageux sur le plan économique pour 82% des répondants, il procure un sentiment de fierté à 96% d’entre eux. Les Français habitant dans les logements qui répondent à des exigences environnementales plus poussées estiment qu’ils sont plus confortables, notamment au niveau du confort thermique. Ils sont 45% à dire qu’ils sont très satisfaits de ce critère lorsqu’ils habitent dans un logement de moins de 10 ans, certifié par Qualitel, alors qu’ils ne sont que 25% dans les logements non-certifiés.

Enfin, les personnes interrogées « anticipent une évolution significative de la réglementation, à moyen terme », précise le communiqué, et 61% pensent qu’il faudra obligatoirement rénover son logement d’ici à 10 ans. Les plus jeunes (les 18-35 ans) en sont les plus convaincus.