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Immobilier : le nombre de logements vacants progresse en Ile-de-France

La région francilienne fait partie des régions où il la proportion de logements disponibles est la plus faible. Leur nombre y augmente plus vite qu’ailleurs depuis dix ans.

Crédit : iStock.

L’Ile-de-France comptait 5,8 millions de logements en 2018. En cinq ans, la région avait enregistré 280.000 habitations en plus selon l’Insee dans une étude publiée le 7 octobre. L’institut attribue cette hausse à l’évolution de la population en termes de croissance et de besoins. C’est tout de même moins que lors des cinq années précédentes observées, entre 2008 et 2013. Le nombre d’habitations vacantes a beaucoup progressé entre 2013 et 2018 pour atteindre près de 400.000 logements (395.600 logements inoccupés), ce qui fait de la région francilienne celle où ce nombre a le plus augmenté à cette période. En effet, la hausse est de 2,7% par an en Ile-de-France, contre 2,1% par an dans toute la France. 

Paris n’est pas concerné, avec une hausse très légère du nombre de logements vacants, soit 7.000 en dix ans. En revanche, le reste de la région francilienne a connu une augmentation plus importante : +42% en grande couronne et +18% en petite couronne. Pourtant, c’est dans la capitale qu’il y a le plus d’habitations inoccupées : avec les Hauts-de-Seine, Paris concentre 43% des logements vacants de la région, ce qui concerne 8,5% du parc immobilier de la ville. C’est bien supérieur aux moyennes régionales (6,5% du parc total de logements) et nationales (8,2%). De plus, Paris concentre plus de vacance « frictionnelle », c’est-à-dire qu’elle est due à une forte mobilité résidentielle, avec des temps d’inoccupation de courte durée. Toutefois, « environ 18.600 logements seraient vacants de façon structurelle », écrit l’institut. 

Taux de vacance des logements en Seine-et-Marne 

Ce taux de vacance est aussi élevé en Seine-et-Marne, soit 6,8% du total du parc. Il s’agit d’un territoire où les programmes de revitalisation du centre-ville sont concentrés, ainsi que ceux de l’amélioration de l’habitat, souligne l’institut. La vacance peut atteindre plus de 18% dans les communes aux franges du département.