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Immobilier : Paris en zone de risque de bulle immobilière selon UBS

Les prix de l’immobilier résidentiel flambent dans plusieurs villes du monde. Paris fait toujours partie de la liste des capitales avec un risque de bulle immobilière.

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Crédit : iStock.

Entre le milieu de l’année 2020 et celui de l’année 2021, les prix de l’immobilier ont augmenté de 6% en termes corrigés de l’inflation dans 25 grandes villes du monde. C’est la plus forte hausse annuelle depuis 2014. Mais Paris fait figure d’exception, puisque la capitale française fait partie des quatre villes où les prix ne sont pas en hausse, selon une étude de la banque suisse UBS publiée le 13 octobre, intitulée « Global Real Estate Bubble Index 2021 ». Milan, New York et San Francisco complètent la liste. A l’inverse, cinq métropoles enregistrent une croissance spectaculaire : il s’agit de Moscou, Stockholm, Sydney, Tokyo et Vancouver.

« La pandémie de coronavirus a confiné beaucoup de gens entre quatre murs, ce qui a amplifié l’importance de l’espace de vie et entraîné un appétit accru à payer des prix plus élevés pour le logement », commente Claudio Saputelli, responsable de la recherche immobilière au sein d’UBS Global Wealth Management.

Paris, zone à risque

Toutefois, la capitale de l’Hexagone est toujours considérée comme une zone à risque de bulle : elle reste dans le rouge et occupe la huitième place du classement UBS. C’est-à-dire que la demande y est toujours très forte par rapport à l’offre, même si le phénomène tend à diminuer. En tête du classement, on trouve Francfort, Toronto et Hong Kong. Munich et Zurich en font aussi partie, ainsi que Vancouver et Stockholm, qui intègrent à nouveau ce classement. Les métropoles surévaluées sont nombreuses aux Etats-Unis : y figurent Miami, Los Angeles, San Francisco, Boston et New York. Autres villes où le marché immobilier est fortement déséquilibré, Genève et Londres en Europe, ou encore Tel Aviv et Singapour. Seules Madrid, Milan et Varsovie sont « évaluées à leur juste valeur », précise le communiqué. Enfin, la ville-Etat de Dubaï apparaît comme sous-évaluée.

Taux d’intérêt très bas

Les ménages seraient attirés par la facilité à devenir propriétaires et par le faible coût par rapport à la location, « mais les ménages doivent emprunter des sommes de plus en plus conséquentes pour suivre la hausse des prix de l’immobilier », précise encore UBS. Les taux d’intérêt très bas et un durcissement des conditions d’octroi des crédits immobiliers pourraient « entraîner un arrêt brutal de l’appréciation sur la plupart des marchés ».

Autre facteur qui pourrait avoir des conséquences, l’attrait des habitants des grandes villes pour les zones moins peuplées depuis les confinements, en pleine crise sanitaire. « En conséquence, au cours des quatre derniers trimestres, pour la première fois depuis le début des années 1990, les prix de l’immobilier dans les zones non urbaines ont augmenté plus rapidement que dans les villes », expliquent les auteurs de l’étude. Une tendance qui devrait être encore plus marquée dans les zones où est observée une stagnation, voire une diminution de la population, comme en Europe. Les habitants se tournent vers les banlieues et les cités-satellites.