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Immobilier : un logement avec un meilleur DPE se vend mieux

La note des diagnostics de performance énergétique (DPE) a une influence sur le prix des logements vendus en France, selon une étude des notaires.

DPE
Le nouveau DPE risque de rebattre les cartes. Crédit : Ministère de la Transition écologique

Les étiquettes énergie n’ont pas d’impact sur le choix d’un logement. En revanche, les notes des diagnostics de performance énergétique (DPE) ont une influence sur les prix. Une étude menée en octobre dernier par le Conseil supérieur du notariat montre en effet que l’isolation du bien augmente sa valeur. Les notaires ont étudié l’impact des DPE sur les prix de vente des appartements anciens, région par région, en 2020 : le Centre-Val de Loire a ainsi enregistré 17% de plus-value sur un bien classé A ou B, par rapport à un logement classé D. Les régions Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et Normandie ont connu une plus-value de plus de 10% (respectivement 16% et 14%). Dans les régions Grand-Est, Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes, Pays de la Loire et Bourgogne-Franche-Comté, les appartements de classe A ou B se sont vendus entre 10 et 8% plus chers que ceux de classe D.

Enfin, l’Ile-de-France et les Hauts-de-France ont enregistré un gain assez faible, soit 6% de plus-value sur les appartements bien isolés. « Ce constat peut s’expliquer par la spécificité du marché immobilier francilien, caractérisé notamment par une demande supérieure à l’offre et donc une tension sur le marché », précisent les notaires dans un communiqué publié le 3 novembre. Il n’y a pas de données concernant la région Provence-Alpes-Côte d’Azur car l’impact des meilleures étiquettes sur les prix des appartements anciens n’y a pas été significatif en 2020.

Impact sur les prix des maisons anciennes

A l’inverse, les étiquettes énergétiques les plus basses, F et G, ont engendré en 2020 une moins-value des prix des appartements anciens. Ainsi, elle était de 14% pour les biens vendus dans la région Nouvelle-Aquitaine. L’impact était de 11% pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les passoires thermiques vendues en Ile-de-France n’ont connu, en revanche, qu’une moins-value de 2%. 

Les notaires ont aussi étudié l’impact des DPE sur les prix des maisons anciennes, toujours en 2020. Les diagnostics les plus bas ont eu une influence importante en Nouvelle-Aquitaine, la région où la moins-value à la revente a été la plus élevée : 20%. Dans les Hauts-de-France, l’impact a été de -10%. Toutes les régions ont été concernées par une perte de valeur des maisons mal isolées : -14% pour le Centre-Val de Loire, -13% pour la Bretagne, -12% pour l’Occitanie, le Grand-Est, les Pays de la Loire et la Bourgogne-Franche-Comté et -11% pour la Normandie. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la perte de valeur a été de 8%, et seulement de 6% en Auvergne-Rhône-Alpes. Enfin, encore une fois, l’Ile-de-France a connu peu d’influence des DPE les plus bas sur les prix des maisons revendues, avec une moins-value à la revente de 5% sur les maisons mal isolées dans la grande couronne, et aucun impact dans la petite couronne.

Concernant les plus-values à la revente des maisons les moins énergivores, c’est aussi en Nouvelle-Aquitaine que le gain a été le plus important, de 12%. Dans les autres régions, les plus-values ont oscillé entre 6 et 11% entre une maison classée A ou B et une autre classée D, avec les mêmes caractéristiques. Les notaires ont réalisé leur étude à partir des DPE évalués selon la méthode de calcul en vigueur en 2020, sans prendre en compte les nouvelles modalités de calcul en vigueur depuis juillet 2021.