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Immobilier : la croissance des logements continue de diminuer en France

La France compte 200.000 logements de plus en 2021, par rapport à 2020, selon un rapport. Leur croissance est en baisse.

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Le nombre de logements augmente moins vite ces dernières années. La France compte 37,2 millions de logements au 1er janvier 2021, hors Mayotte, soit 200.000 logements de plus qu’en 2020. Le taux de croissance est de 0,7% en 2021, après 0,9% l’année précédente, et 1% en 2019. Ces chiffres ont été communiqués par l’Insee le mardi 9 novembre, à l’occasion d’un focus sur la thématique. Ce ralentissement s’explique notamment par le fait que la construction de logements neufs a diminué avec la crise sanitaire, ainsi que la transformation de locaux non résidentiels en logements (réaffectation). Ces deux facteurs contribuent habituellement à augmenter le nombre de logements, précise l’institut. A contrario, « les démolitions et les changements d’usage de locaux d’habitation (désaffectations) réduisent le parc ».

Autre résultat de cette étude, près de six ménages sur dix sont propriétaires de leur résidence principale en 2021 (58%). Le chiffre est stable depuis 2010. Il y a plus de propriétaires sans charges de remboursement qu’auparavant, en raison du vieillissement de la population, semble-t-il. A l’inverse, le nombre de propriétaires accédants est moins important, se stabilisant à 20% depuis quinze ans environ, « possiblement en lien avec l’allongement des durées d’emprunt », relève l’institut.

Légère diminution

Concernant la proportion du type de logements sur le parc français, il y a 82% de résidences principales, 10% de résidences secondaires ou de logements occasionnels, et 8% de logements vacants. « Depuis une quinzaine d’années, la part des résidences principales diminue légèrement, au profit des logements vacants et, plus récemment, des résidences secondaires et logements occasionnels », analyse l’Insee. La part des résidences principales était de 81,8% en 2021, contre 82,6% en 1982. De plus, il y a 55% de logements individuels en France métropolitaine, comme en 1982, ce qui en fait l’habitat majoritaire pour tous les types de logements (résidences principales ou secondaires).

Le parc de logements a augmenté de 1,1% par an en moyenne depuis le début des années 1980 et le taux de croissance a légèrement ralenti ces cinq dernières années. Depuis 2006, il y a plus de logements vacants, mais la hausse s’atténue ces dernières années, selon l’Insee. « La vacance peut provenir d’une inadéquation de l’offre avec la demande en matière de taille, localisation, prix, par exemple, ou correspondre à des logements en mauvais état », indique la note. Ce peut aussi être des logements qui ne peuvent être habités en l’état, ou encore en attente d’occupation ou de règlement de succession. « La vacance peut être aussi la conséquence du départ en maison de retraite de personnes âgées, sans que le logement soit mis en vente ou en location », souligne encore l’Insee.

Par ailleurs, l’unité urbaine de Paris concentre 16% des résidences principales en 2021, alors que 20% se trouvent dans une commune hors unité urbaine. Du côté des résidences secondaires et des logements occasionnels, ils sont le plus souvent situés dans une commune hors unité urbaine ou dans une agglomération de moins de 100.000 habitants, soit 77% d’entre eux. Cette catégorie augmente de manière plus importante depuis 2008 dans les unités urbaines de 100.000 habitants ou plus, la capitale y comprise.