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Immobilier : les prix baissent à Paris et montent à la campagne


À Paris, les prix fous dans l’immobilier, c’est terminé. Les acheteurs peuvent se permettre de négocier les prix. À la campagne, c’est l’inverse. Les prix flambent loin des grandes villes.


Immobilier
Crédit: iStock.

C’est le moment de se lancer à Paris, selon le site Meilleurs Agents. D’après ses calculs publiés dans Le Parisien, les prix de l’immobilier ont reculé de 1,3%. Cela reste faible, mais la tendance s’inscrit dans la durée et cela suffit pour que le rapport de force s’inverse. La baisse se constate surtout dans les quartiers des arrondissements du centre de la capitale : Invalides (VIIe) : – 5,7%, Saint-Victor dans le Ve ou Enfants-Rouges dans le IIIe : – 4,4%, Champs-Élysées dans le VIIIe ou les Halles dans le Ier : – 4,2%.

Le prix du mètre carré moyen est descendu à 10.377 euros, le record étant de 10.700 euros en juillet 2020. « Nous avons 108 acheteurs pour 100 vendeurs, souligne au quotidien Thomas Lefebvre, directeur scientifique chez Meilleurs Agents. Les acquéreurs apparaissent de plus en plus en position de force. Il faut donc en profiter, d’autant que les taux de crédit n’ont jamais été aussi bas. »

L’immobilier a le vent en poupe à la campagne

Autre symbole : un bien met environ 64 jours à être vendu contre 40 avant la crise sanitaire. « Les acquéreurs prennent leur temps et comparent, car il y a bien plus de produits sur le marché », explique Thomas Lefebvre. Conséquence : il est possible de négocier son achat entre 1 à 3% dans l’immense majorité des cas. 

Si les biens en vente s’accroissent en ville, il n’en est pas de même à la campagne, où les maisons s’arrachent, toujours selon le baromètre établi par le site d’estimation immobilière Meilleurs Agents. Dans les zones rurales situées à environ une heure et demie des métropoles, le prix au mètre carré a ainsi augmenté de 7,4% depuis le début de l’année contre 3,3% pour les 50 plus grandes villes.

« Les maisons sont devenues les biens recherchés en priorité par les ménages, constate Thomas Lefebvre. En un an, le prix au mètre carré a augmenté deux fois plus vite (+ 6,2%) que celui des appartements (+ 3,3%) ». Du jamais-vu selon l’expert, tout comme le nombre de transactions entre juillet 2020 et juillet 2021 : 1,2 million.

Les grands espaces intérieur et extérieur et le coût attirent : en moyenne 1.500 euros/m2 contre 4 000 euros/m2 dans les grandes agglomérations. Dans les villes, « le nombre d’acquéreurs est en forte baisse depuis plusieurs mois, précise Thomas Lefebvre. À Strasbourg et à Nantes par exemple, il faut 55 jours pour vendre un bien contre 40 avant l’été ». Marseille résiste avec une hausse de l’immobilier de 6,5% en un an et « les jeunes restent attachés aux métropoles », rassure dans Le Parisien Yann Jéhanno, président du réseau Laforêt. « L’exode rural n’est pas pour tout de suite. »