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Immobilier : la ville d’Orléans part en guerre contre l’habitat indigne

Orléans traque les marchands de sommeil, en imposant à ces propriétaires d’engager des travaux dans les immeubles insalubres du centre-ville.

Orléans
Crédit : iStock.

Après l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne à Marseille, en 2018, la ville d’Orléans a lancé un plan de rénovation de certains bâtiments du centre-ville. Mais la crise sanitaire est passée par là et les projets ont pris du retard. La capitale de la région Centre-Val de Loire compte une vingtaine de logements réhabilités. En tout, une centaine a été visitée et 90 sont en moyen ou en mauvais état, rapporte Le Parisien, le 13 décembre. Orléans souhaite rénover 200 immeubles grâce aux douze millions d’euros de la métropole et de l’Etat.

Les propriétaires sont approchés pour qu’ils réalisent des travaux, financés par les subventions. S’ils refusent, ils peuvent être contraints de les faire : une déclaration d’utilité publique est d’abord brandie par la mairie, et si cela ne fonctionne pas, une procédure d’expropriation est lancée. C’est le cas de deux immeubles rue porte Saint-Jean, dans le quartier des Carmes, où le propriétaire « a préféré vendre plutôt que de faire des travaux », précise un responsable de l’urbanisme à la métropole d’Orléans. « Ces immeubles étaient loués par un propriétaire indélicat à des gens sans moyens qui payaient très cher pour des petites surfaces en très mauvais état », raconte cette source à nos confrères.

Des milliers d’étudiants en plus en 2025

D’ici à 2025, Orléans devrait accueillir plusieurs milliers d’étudiants. En effet, l’École spéciale des travaux publics (ESTP Paris) va installer un campus décentralisé. Il occupera les locaux de l’ancien hôpital Madeleine. La zone sera transformée en quartier universitaire, avec de nouveaux logements. 

Le marché de l’immobilier est très dynamique dans la capitale du Centre-Val de Loire. Selon la fédération régionale des promoteurs immobiliers en octobre, les prix du neuf y ont augmenté de 6% environ, sur un an. Les prix du mètre carré dans le centre-ville ont dépassé les 4.000 euros.