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Immobilier : portrait-robot de l’acheteur en 2021

L’année 2021 a connu un record de transactions immobilières et une production de crédits sans précédent. L’acquéreur de résidence principale a 34 ans en moyenne, selon une étude.

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Crédits : iStock

A quoi ressemblent les acheteurs français en 2021 ? La fintech du crédit immobilier, Pretto, s’est prêtée à l’exercice : dessiner le portrait-robot des acquéreurs de biens immobiliers. Les acquéreurs de résidence principale ont 34 ans en moyenne et ils sont locataires pour la plupart (près de 70%). Selon cette étude publiée le 16 décembre, ils achètent leur bien seuls (54% d’entre eux) et leur salaire mensuel moyen est de 3.700 euros net. Concernant l’apport, il représente 16% du prix du bien en moyenne, c’est-à-dire 44.600 euros pour un bien acheté à 268.000 euros. « L’apport demandé a augmenté de 5% par rapport à 2020, mais cela ne signifie pas que la surface achetée est identique, les prix immobiliers ont augmenté. Les ménages doivent aussi ajuster leur projet en conséquence », précise, dans le communiqué, Pierre Chapon, président de Pretto.

Dans un quart des cas, le taux d’endettement est supérieur à 35%. L’étude précise aussi que 45% de ces acquéreurs perçoivent entre 20.000 et 40.000 euros de revenus net annuels. L’étude a aussi différencié les acheteurs parisiens des autres : leur apport est quasi deux fois plus élevé. Il est de 81.000 euros pour un bien de 397.000 euros en moyenne. Leur revenu est de 5.000 euros net par mois et ils sont un peu plus jeunes, 33 ans en moyenne. Dans 75% des cas, ils sont locataires et ils empruntent seuls à plus de 50%, précise encore le communiqué.

264.000 euros en moyenne 

Les primo-accédants représentent 70% des acquéreurs de résidence principale. Plus de la moitié achètent en couple et 38% sont cadres. Le bien acheté coûte 264.000 euros en moyenne. Le salaire mensuel net atteint 3.800 euros et l’apport des primo-accédants est de 43.000 euros environ. Dans 21% des cas, leur taux d’endettement dépasse 35%. Pour 40% d’entre eux, il est compris entre 30 et 35%. « La moitié des primo-accédants est issue de la classe moyenne (revenus jusqu’à 40 000 euros par an) », commente Pierre Chapon. « L’assouplissement du HCSF a clairement bénéficié à ces ménages qui ont pu devenir propriétaires cette année, sans compter les taux bas qui ont favorisé tous les profils d’emprunteurs », ajoute le président de Pretto. 

En revanche, l’obtention d’un crédit immobilier pour un investissement locatif est plus compliquée. Pretto indique que la finançabilité de ces projets n’a pas retrouvé son niveau de 2019, qui était à 59 points, contre 55 points en 2021. « La fin du calcul différentiel, qui avantageait grandement les investisseurs ayant déjà un crédit, impacte les possibilités de financement. Un projet sur deux ne peut aboutir. Les conditions se sont durcies et il faut répondre aux attentes des banques sous tous les aspects : apport, épargne résiduelle, taux d’endettement… », souligne encore l’expert. 

Le portrait-robot de l’investisseur locatif est un acquéreur âgé de 38 ans en moyenne, seul à 54%, gagnant 4.900 euros nets par mois. Il achète un bien essentiellement dans l’immobilier ancien, à 200.000 euros en moyenne. Son apport continue d’augmenter : il est de 33.000 euros, soit 17% du total. Par ailleurs, les investisseurs locatifs sont plus de la moitié à être propriétaires. Leur taux d’endettement est en majorité inférieur à 35% (pour 74% des dossiers). Les villes qu’ils privilégient sont Marseille, Lille, Toulouse, Nantes et Bordeaux. 

Les acquéreurs de résidence secondaire sont plus âgés

Du côté des acheteurs de résidence secondaire, ils sont plus âgés que les autres, puisqu’ils ont 45 ans en moyenne. Plus que les autres, ils achètent en couple (62% des cas). Le bien est acquis à 212.000 euros en moyenne, pour un apport de 63.000 euros, avec un revenu de 6.200 euros net par mois. Plus de la moitié de ces acquéreurs perçoivent plus de 60.000 euros net par an. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur arrive en premier (14%), suivie de l’Occitanie (13%) et de l’Auvergne-Rhône-Alpes (12%). 

Le profil de l’acheteur parisien est différent. « Depuis le premier confinement en 2020, les demandes de résidence secondaire ont explosé, facilitées par l’essor du télétravail. En conséquence, certains marchés immobiliers sont tendus : l’offre de biens est rare, voire inexistante, et les prix se sont envolés. Il faudra attendre 2022 pour assister à une possible accalmie », conclut Pierre Chapon. Pretto a réalisé cette étude en se basant sur plus de 450.000 simulations finançables de prêt immobilier réalisées sur son site du 1er janvier au 24 novembre 2021.