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Ces villes dynamiques où le pouvoir d’achat immobilier diminue

De nombreuses villes moyennes attirent tant que les prix gonflent et affichent un pouvoir d’achat immobilier en recul. Selon Meilleurtaux, c’est à Angers et Reims que la perte se fait le plus sentir.

Un quartier de Metz. ©iStockPhoto

En deux ans, Angers a perdu, en termes de pouvoir d’achat immobilier, l’équivalent d’un studio et Reims d’une chambre ! Mais la baisse du pouvoir d’achat immobilier frappe aussi Laval, Évreux, Vannes, Metz, Poitiers, selon une étude de Meilleurtaux pour RTL. Ce sont toutes des villes moyennes où les prix de l’immobilier bondissent de plus de 15 %, provoquant parfois même des manifestations de la population locale.

Des préfectures ou des sous-préfectures qui retrouvent du dynamisme depuis la pandémie de Covid-19. Avec les confinements, les Parisiens notamment ont pris conscience qu’ils avaient besoin de surface et de verdure et les déménagements se sont multipliés. Selon le bilan LPI/Seloger, repris par BFM Immo, « le nombre de transactions a augmenté de 6,2 % en 2021, grâce à un 1er semestre exceptionnel, par rapport à 2020 ».

Pouvoir d’achat immobilier stable à Paris

Le courtier Meilleurtaux a pris le budget moyen traité par ses services, 223.896 euros, et regardé ville par ville la surface que celui-ci permettait d’acheter en 2021 et les années précédentes. Résultats : la perte de surface est de 27 mètres carrés à Angers par rapport à 2019, où il était possible d’acheter 94 mètres carrés avec 224.000 euros. Le prix du mètre carré a grimpé de 2.340 à 3.323 euros en deux ans. À Reims, on peut acheter 76 mètres carrés désormais contre 89 en 2019.

Ces villes attirent pour plusieurs raisons. Dynamiques, calmes, patrimoniales, étudiantes, pas trop éloignées de Paris, elles sont idéales pour ceux qui ont une part importante de télétravail et qui doivent se rendre dans la capitale quelques jours par mois. Avec 224.000 euros, on peut aisément acquérir une maison avec jardin de plus de 100 mètres carrés contre un petit appartement dans les grandes villes. Des métropoles où le pouvoir d’achat immobilier est plutôt stable, comme à Toulouse, Nantes, Bordeaux, Lyon ou encore Paris.