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Immobilier : 2021, l’année de tous les records

Malgré la crise sanitaire, le marché de l’immobilier a continué sa progression en 2021. L’année 2022 devrait continuer sur la même lancée, selon Drimki.

crédit immobilier
Crédit : iStock.

Avec près de 1,2 million de transactions immobilières, l’année 2021 a enregistré un nouveau record. Cela fait trois ans consécutifs que ce chiffre est atteint, même si le premier semestre a été plus actif que le second, précise Drimki, qui dresse un bilan de l’année dernière et publie des estimations pour 2022, dans un communiqué daté du 3 janvier. Le spécialiste de l’estimation immobilière rappelle qu’un Français sur six déclarait, en novembre dernier, avoir un projet immobilier dans les douze mois suivants. Les maisons de campagne ont particulièrement eu du succès, en raison de la crise sanitaire qui a poussé de plus en plus de Français à quitter les villes. 

Quant au marché des résidences secondaires, les prix ont flambé, en raison de la rareté de l’offre, notamment sur la côte ouest, dans le Sud-Est  et dans les Alpes. La demande a légèrement baissé en fin d’année, surtout à Paris, « où la demande est quasiment à l’arrêt », précise le communiqué. Les prix ont donc continué à augmenter avec un prix moyen national de 235.000 à 240.000 euros en 2021. « On note d’ailleurs, sur l’ensemble des réseaux Digit RE Group, une progression moyenne des prix de 9% de l’ensemble des biens vendus », précise Olivier Colcombet, porte-parole de Drimki et président du groupe. 

Le spécialiste pointe aussi les difficultés des primo-accédants en 2021 en raison du renforcement des conditions d’emprunt. Impossible d’emprunter sans un apport d’au moins 20.000 euros et les jeunes ont été pénalisés selon Drimki. 

Nouvelle année record ?

Pour 2022, les prévisions sont encourageantes malgré la 5e vague de Covid-19. « Nous pensons qu’il s’agira d’une année record, très probablement encore autour du million de transactions » avance Olivier Colcombet. Certains doutes planent, notamment sur un risque d’éclatement de la bulle immobilière, scénario avancé par la Banque centrale européenne (BCE), précise le communiqué. Avec des taux d’intérêt très bas et une épargne importante, les Français aspirent à mieux vivre chez eux, plutôt que de voyager ou de sortir. Si les taux se relèvent ainsi que les conditions d’emprunt, les conséquences se porteront, dans un premier temps, sur la réduction des surfaces acquises, selon l’expert. Mais, pour le porte-parole de Drimki, le risque principal pour le marché de l’immobilier est « la perte du pouvoir d’achat des Français ».