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Immobilier à Paris : le prix des biens avec une terrasse ne diminue pas, contrairement à celui des biens sans extérieur

Les logements disposant d’un extérieur n’ont pas vu leur prix diminuer, à Paris. Ce n’est pas le cas des autres biens immobiliers.

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La crise sanitaire a encore dopé la cote des biens immobiliers parisiens disposant d’un extérieur. S’ils ont toujours été recherchés, comme le souligne BFM TV, aujourd’hui, ils sont tellement attractifs que leur prix n’a pas reculé. Les propriétaires de logements sans extérieur ne peuvent pas toujours en dire autant. Il faut dire que bon nombre d’acheteurs n’ont pas hésité à déménager en petite ou grande couronne pour trouver une maison avec un jardin. Un mouvement qui a participé à la baisse des prix de 1% enregistrée en un an. A Paris, où les biens avec un bout de terrain ou un balcon sont rares, les extérieurs valent parfois de l’or, même si depuis un an leur prix semble s’être stabilisé.

« Presque toutes les demandes de mes clients concernent des biens avec un extérieur, surtout un bien avec une terrasse de 10m² permettant de recevoir et de préférence en étage élevé », précise à la chaîne d’information en continu Céline Thieriet, cofondatrice du chasseur immobilier Perle Rare. Des biens prisés qui se trouvent principalement dans les 15e et 16e arrondissements de Paris, « même si de véritables pépites peuvent se cacher dans le centre ».

Un marché à deux vitesses

« Nous observons un marché parisien post-confinement à deux vitesses, avec d’un côté l’ultra-luxe qui cartonne, principalement soutenu par une clientèle fortunée française en recherche de biens avec un extérieur ; d’un autre, un marché beaucoup plus lent pour les appartements plus classiques avec des prix qui stagnent, voire baissent dans certains quartiers », résume Loïc Forneri, cofondateur de la néo-agence haut de gamme Vendmy.

Mais sans aller jusqu’à parler du marché de niche de l’immobilier de luxe, un extérieur, qu’il s’agisse d’un balcon, d’une terrasse ou d’un rez-de-jardin est valorisé à environ 30% de la surface habitable. Ainsi, dans le cas d’un bien immobilier dont le prix du mètre carré est fixé à 10.000 euros, un mètre carré de terrasse vaudra près de 3.000 euros.

Des exceptions

Une valeur qui fluctue selon l’exposition au soleil, la vue offerte et sa disposition. « On ne peut pas dire que tous les extérieurs font grimper le prix. Un balcon filant exposé nord n’aura bien entendu pas la même valeur qu’une terrasse avec vue sur les toits parisiens », explique à BFM TV Geoffroy Reins, le directeur du réseau immobilier Espaces Atypiques pour l’Île-de-France. Situé dans une rue bruyante, l’extérieur perdra de sa valeur. Il en ira de même s’il est accessible depuis une chambre plutôt que le séjour.