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Immobilier : la vente de logements anciens en baisse

Après une excellente année 2021, le marché de l’immobilier résidentiel ancien devrait connaître une baisse significative des ventes en 2022.

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Le marché de l’immobilier résidentiel ancien se contracte en 2022, selon les prévisions de la Fnaim, relayées vendredi 1er avril par Les Echos. La baisse du nombre de transactions aurait d’ailleurs déjà commencé. Le syndicat des professionnels de l’immobilier estime que, par rapport à 2021, le nombre de ventes dans ce secteur devrait être inférieur d’environ un million par rapport à 2021. Soit une baisse de 15% à 20%. La contraction du marché aurait d’ailleurs déjà commencé à se manifester, selon le baromètre Se Loger qui notait déjà en février un recul d’environ 13% sur trois mois.

Selon la Fnaim, c’est d’abord la faiblesse de l’offre qui est en cause, avec une contraction de 6% déjà observée l’année passée. A cela s’ajoute un recul de 2% de la demande, qui semble liée aux difficultés d’accès au crédit pour les ménages. Cette baisse est cependant à relativiser, l’année 2021 a, en effet, été marquée par des records de vente de biens. Sur ce millésime, près de 1,2 million de maisons ou d’appartements anciens ont été vendus en France, précisent Les Echos.

L’immobilier ancien comme valeur refuge ?

Les taux d’emprunts ont commencé à remonter. Mais leur évolution, comme celle des prix, reste difficile à prévoir en raison du nombre de facteurs impliqués. Toutefois, le logement ancien pourrait aussi attirer de nouveaux publics. Le contexte international entraîne une augmentation du prix des matériaux de construction qui impacte celui du marché de l’immobilier neuf. Cela peut mécaniquement créer un report des acquéreurs vers l’ancien et donc une tendance à la hausse. Face à l’inflation, la pierre pourrait également apparaître comme une valeur refuge. En revanche, les effets de la loi climat qui doit interdire la location des « passoires énergétiques » pourrait pousser certains propriétaires de biens anciens à vendre. Il faut aussi compter avec une éventuelle intervention de l’Etat. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a ainsi averti fin mars qu’il surveillait « au plus près » la question de l’accès des ménages au crédit immobilier.