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Maisons de campagne : ces départements où les prix flambent

Selon une synthèse publiée mardi 24 mai par la Fédération nationale des Safer, le nombre d’achats de maisons de campagne et leur prix moyen ont largement augmenté en 2021.

Maisons de campagne

C’est une conséquence de la pandémie et des confinements. En 2021, les Français ont eu tendance à déserter les grandes métropoles. Un comportement qui a eu un impact sur les prix en province, mais aussi sur celui des maisons de campagne, comme le relèvent les données publiées mardi 24 mai par la Fédération nationale des Safer (sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural). Un rapide survol de la carte interactive mise en ligne par l’organisme permet de constater que le prix moyen des lots a augmenté dans presque tous les départements de France. À l’échelle nationale, il a augmenté de 9,3% par rapport à 2021 pour atteindre en moyenne 199.000 €.

L’achat de maisons de campagne dopé par des taux bas

Sont considérés dans ce rapport comme des maisons de campagne « les bâtiments à usage de résidence principale ou secondaire, vendus avec un terrain agricole ou naturel de moins de 5 hectares, libres (non soumis à un bail rural), réalisés par des citadins ou des ruraux non agriculteurs ». Dans les Pyrénées-Orientales, où les prix ont augmenté de 17,8% pour atteindre une moyenne de 284.000 € par lot. Viennent ensuite les Landes avec +14,3% pour un prix moyen de 232.000 €. Avec une hausse de 16%, les Alpes-de-Haute-Provence affichent un niveau de prix identique.

Ce sont sans surprise les zones se trouvant à proximité des métropoles et sur le littoral qui affichent les prix les plus élevés. Mais La Fédération nationale des Safer note également des augmentations dans les secteurs « plus ruraux » comme le Grand-Est (+13% en Moselle, +12,7% dans le Haut-Rhin) ainsi que dans le Périgord et le Limousin.

Quant aux acheteurs, ce sont des personnes bénéficiant d’une grande mobilité géographique, avec davantage de personnes issues des zones urbaines. La part d’étrangers continue en revanche de baisser. Conséquence de la hausse des prix, l’âge moyen des acquéreurs est en augmentation de huit mois par rapport à 2020, s’établissant à 45 ans et 3 mois. Près de 136.000 transactions de ce type ont été réalisées en 2021 (+21,3%). Mais l’organisme souligne que cela a été favorisé, outre la crise du Covid-19, par des taux d’intérêt bas. La hausse actuelle laisse donc envisager une évolution différente en 2022.