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Immobilier : en moyenne 150.000 euros d’apport pour acheter à Paris

Selon les chiffres du courtier Cafpi, le montant de l’apport exigé augmente en France. À Paris, il représente plus d’un quart du montant de l’emprunt.

encadrement des loyers
Crédit : iStock.

Les bouleversements qu’a connus le marché de l’immobilier ces derniers mois entraînent des situations que l’on aurait eu du mal à imaginer il y a encore un an. Ils ont notamment rebattu les cartes en termes d’apport nécessaire. Ceux-ci ont connu une nette hausse à l’échelle nationale, rapporte BFMTV. Une situation qui trouve son illustration la plus concrète à Paris. Traditionnellement, on considère que l’apport minimum pour un investissement est de 10 % du montant du bien, mais il est recommandé d’aller plus loin dans les faits, parfois jusqu’à 20 %. Mais pour un achat dans la capitale, les organismes de crédit réclament en moyenne plus de 27 % de la valeur du bien, selon les calculs du courtier Cafpi, cité par la chaîne d’information.

Un apport très variable selon les régions

C’est à peine supérieur au niveau national de 25 %, mais avec le prix au mètre carré dans la capitale, cela prend une autre dimension. Le montant moyen d’un emprunt pour un achat à Paris est en effet de plus de 555.000 euros. Le montant de l’apport demandé se chiffre donc à quelque 150.000 euros. Par conséquent, même avec un dossier solide, des revenus réguliers et importants, nombre de candidats à l’acquisition, notamment la tranche la plus jeune, risquent d’être exclus du marché.

Ce chiffre peut en partie s’expliquer par la hausse des taux d’intérêt et la contrainte du seuil d’usure. Nombre de professionnels du crédit dénoncent un effet de ciseau entre les deux chiffres qui réduit la fenêtre de l’emprunt. Augmenter l’apport demandé est un moyen de limiter les taux des crédits immobiliers. Par ailleurs, les banques restent vigilantes à ce que les emprunteurs n’investissent pas la totalité de leur épargne dans un apport et conservent un matelas de sécurité. Cela limite le risque de défaillance en cas de dépenses imprévues.

Ces exigences d’apport connaissent d’importantes variations selon les régions, note BFMTV. Sur la côte méditerranéenne, l’apport moyen demandé a explosé en un an, passant à 80.000 euros (+45 %). En revanche, dans la région Hauts-de-France, il est possible d’acheter avec un apport correspondant à seulement 13 % du montant emprunté.