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Grand Paris : que vaut l’immobilier près des gares ?

Les gares du Grand Paris Express ont dopé les prix de l’immobilier à proximité. Mais certains quartiers subissent un retour de bâton.

Grand Paris
Credit:LODI Franck/SIPA

Le projet du Grand Paris a impliqué la création de nouvelles liaisons ferroviaires en Île-de-France et l’installation d’importantes gares qui doivent réunir la capitale et la grande couronne. De quoi largement booster le prix de l’immobilier à proximité de ces hubs et « supermétros ». Toutefois, selon le baromètre de Meilleurs Agents relayé par Le Parisien, si la hausse se poursuit autour de plusieurs gares, elle a parfois tendance à marquer le pas. Certains voisinages voient même leurs prix baisser. Cela en contrepartie de précédentes hausses trop importantes, d’une évolution du quartier qui n’a pas suivi ou plus simplement de la conjoncture immobilière actuelle.

Après l’engouement, l’immobilier du Grand Paris se relâche

En moyenne, le prix du mètre carré a augmenté de 2,2 % sur un an autour des gares du Grand Paris, mais de manière très disparate. Le secteur Antonypôle (Hauts-de-Seine) a pris 13,8 %, Fort-d’Aubervilliers a augmenté de 13 % et Bobigny-Pablo-Picasso de 12 %. Cela alors que les autres quartiers de ces villes n’ont respectivement augmenté « que » de 1,4 %, 0,7 % et 6,4 %. Cette explosion des prix s’explique surtout par le fait qu’ils étaient très bas à l’origine, sous les 5.000 euros du mètre carré. Par ailleurs, ces secteurs ont vu nombre d’immeubles neufs, et donc plus chers, se construire, ainsi que l’installation de zones commerciales et piétonnes.

Mais d’autres quartiers connaissent une situation inverse. Les abords de la station Pont-de-Sèvres, où les prix étaient déjà de plus de 10.000 euros du mètre carré, ont ainsi connu un effondrement des prix de près de 6 %. À Issy-les-Moulineaux, l’imposant chantier de la ligne 15 semble dégoûter les investisseurs et la chute est de 5,3 % après une envolée. À la station Vert-de-Maisons (Maisons-Alfort), c’est également le contrecoup. Après une hausse de 11,5 % entre 2020 et 2021, les prix ont perdu 5 %. Cela viendrait notamment du fait que le reste du quartier n’a pas évolué, entre route nationale, usines et cités. Certaines villes peuvent également s’inscrire dans une baisse généralisée des prix en Île-de-France, liée à la hausse des taux et aux conséquences de la pandémie.