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Les 5 villes où la hausse de la taxe foncière est la plus forte

Dans les grandes villes françaises, la hausse moyenne de la taxe foncière apparaît comme contenue en 2017. Mais certaines se détachent avec des augmentations particulièrement salées.
strasbourg
A Strasbourg, les logements de petite surface sont prisés dans le centre-ville. ©iStockPhoto

Une fois n’est pas coutume, les premières données disponibles pour 2017 font état d’une augmentation contenue de la taxe foncière dans les grandes villes françaises. Selon l’Observatoire de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) dédié à cet impôt, elle augmente de 0,97 % en un an dans les 50 plus importantes communes du pays, alors qu’elle avait crû de 3,78 % entre 2015 et 2016. Cette année, elles ont été deux fois moins nombreuses à rehausser le taux de leur taxe foncière. Trente-deux ne l’ont pas changé : la hausse s’est limitée à 0,40 %, ce qui correspond en réalité à l’augmentation automatique des ­valeurs locatives, bases d’imposition de l’impôt.

Quelques très bons élèves… et de très mauvais

Les départements – qui perçoivent également une partie de la taxe foncière en appliquant leur propre taux – ont aussi fait ­preuve de modération. Seuls ­seize départements ont augmenté leurs prélèvements alors qu’ils étaient 35 l’année dernière. Deux territoires ont même diminué leur taux : le Morbihan, avec une baisse de 0,57 % cette année, après une hausse de 4,41 % entre 2011 et 2016 ; la Corse-du-Sud a également réduit sa part départementale de 14,6 % par rapport à 2016, après l’avoir toutefois salée de plus de 67 % entre 2011 et 2016 ! Cet effort de modération général est plus que bienvenu pour les propriétaires, qui, à l’échelle nationale, ont constaté une hausse de leur taxe foncière sur cinq ans (2011-2016) de plus de 14 %, soit quatre fois et demie supérieure à l’inflation !