Paradis fiscaux : les petits nouveaux de la liste noire

L’Union européenne planche sur sa nouvelle liste noire. Si quelques incertitudes demeurent, d’autres territoires ont déjà été ajoutés.

Les îles Vierges font toujours partie de la liste - Steve Helber/AP/SIPA

L’Union européenne ne veut pas lâcher les paradis fiscaux. Les pays de l’UE ont ajouté dix Etats ou territoires au projet de la nouvelle liste noire des paradis fiscaux comme le rapporte Le Figaro.

Mais des incertitudes demeurent sur les pays intégrés à la liste. En effet, les représentants des pays de l’Union européenne n’ont pas encore décidé si les Emirats arabes unis et le territoire britannique des Bermudes y figureront. Normalement, le nombre d’Etats ou de territoires répertoriés devrait tripler.

La Namibie écartée

D’autres pays doivent être intégrés à cette liste. C’est par exemple le cas du sultanat d’Oman et de certaines îles des Caraïbes et du Pacifique. Pour le moment, la liste comprend cinq Etats ou territoires. Parmi eux : l’Etat de Samoa, Trinité-et-Tobago et trois territoires américains Guam, les îles Vierges et les Samoa américaines.

La première liste noire européenne avait été publiée en 2017. Depuis, de nombreux Etats ont été enlevés suite à des engagements pris. C’est par exemple le cas de la Namibie retirée de la liste le 6 novembre dernier par le Conseil.  « La Namibie a pris suffisamment d’engagements à un niveau politique élevé pour répondre aux préoccupations de l’UE. En conséquence, elle a été déplacée de l’annexe I des conclusions à leur annexe II, qui porte sur les pays et territoires qui coopèrent avec l’UE pour réformer leurs politiques fiscales. La mise en œuvre des engagements de la Namibie fera l’objet d’un suivi attentif par le groupe du Conseil chargé du processus d’inscription sur la liste », annonçait le Conseil.

Vers une police financière ?

Le mois dernier, le Parlement européen a adopté à la majorité un rapport épinglant des pays membres de l’Union européenne. En effet, la Belgique, Chypre, la Hongrie, l’Irlande, le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas sont accusés « de faciliter la planification fiscale agressive ». Les députés européens recommandent de mettre en place une police financière et un observatoire de lutte contre le blanchiment d’argent. Ils préconisent également la création d’un organisme fiscal mondial au sein de l’ONU.

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