Qui sont les nouveaux paradis fiscaux sur la liste noire de l’Union européenne ?

La fameuse liste qui compte aujourd’hui 5 pays devrait bientôt en avoir 10 de plus, selon une annonce du commissaire européen Pierre Moscovici.

La liste compte actuellement Trinité-et-Tobago, Guam, les Samoa, les Samoa américaines, et les Îles vierges américaines. Crédit : Tobias Friedrich/CATERS N/SIPA

Ce mardi 12 mars, la liste noire et la liste grise des paradis fiscaux devraient être modifiées après la réunion des ministres des Finances de l’Union européenne. « Je m’attends à ce que la liste noire actualisée contienne 15 pays, et la liste grise actualisée à 23 pays », a déclaré Pierre Moscovici la semaine dernière au journal américain Politico. Dressée pour la première fois en 2017, la liste compte actuellement Trinité-et-Tobago, Guam, les Samoa, les Samoa américaines, et les Îles vierges américaines. Et ils devraient y rester.

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Selon le Commissaire européen, trois mauvais élèves refont surface. La Barbade, les Emirats arabes unis et les îles Marshall n’ont visiblement pas tenu leurs engagements. Après avoir été retirés de la liste, ces pays sont une nouvelle fois rappelés à l’ordre. Quant aux 7 autres, ils étaient déjà en sursis sur la liste grise. Eux n’ont plus, n’ont pas réussi le test : Aruba, Belize, les Bermudes, les Fidji, Oman, le Vanuatu et la Dominique. En revanche la liste grise des paradis fiscaux passe de 63 à 34 noms. Certains pays ont donc tenu paroles. Ceux qui restent doivent s’engager par écrit à s’amender d’ici la fin de l’année.

Aucune réelle sanction

Selon Pierre Moscovici, ce système a permis la suppression de plus d’une centaine de régimes fiscaux dommageables dans le monde. Mais que ces états appartiennent ou non à la liste noire, aucune sanction n’est prévue.  Bruxelles est censée empêcher l’argent européen de transiter vers les pays ciblés. En réalité, la liste sert simplement à faire pression et tente de discréditer les pays nommés en matière de fiscalité sur la scène internationale en espérant les inciter à se remettre sur le droit chemin. La mécanique est aussi vivement critiquée par les ONG car aucun pays membre de l’UE n’a jamais été cité. Pourtant les Pays Bas ou bien Malte ont par exemple été pointés du doigt lors du scandale des Paradise Papers.

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