Allez-vous bientôt devoir payer à nouveau l’ISF ?

À l’occasion d’un débat avec des intellectuels ce lundi 18 mars, le chef de l’État s’est dit prêt à conditionner la réforme emblématique de l’ISF. Il est finalement prêt à la « corriger » si elle n’est « pas efficace ».

©ALLILI MOURAD/SIPA

Le retour de l’impôt sur la fortune (ISF) est depuis plusieurs mois au coeur des revendications des Français, que ce soit dans le cadre des manifestations des « gilets jaunes » ou des doléances issues du grand débat national. La transformation de l’ISF en un impôt sur la fortune immobilière (IFI), excluant le capital mobilier, au début du quinquennat d’Emmanuel Macron demeure pour certains Français et députés de l’opposition un « symbole d’une politique fiscale injuste ». Pour Jean-Paul Dufrègne, député communiste de l’Allier, rétablir cet impôt sur la fortune serait « une première étape vers une meilleure justice fiscale ».

Macron prêt à conditionner la réforme

À l’occasion d’un débat avec une soixantaine d’intellectuels reçus à l’Élysée ce lundi 18 mars, Challenges précise que le président de la République a finalement lâché du lest et s’est dit pour la première fois prêt à conditionner cette réforme tant controversée. « Il faut peut-être reconditionner davantage la part de l’ISF supprimée », a déclaré Emmanuel Macron, si « l’objectif du retour ou du maintien du capital productif » n’est au final pas atteint. Le président de la République a confirmé être malgré tout en faveur de l' »évaluation » de l’IFI, récemment lancée par l’Assemblée nationale, pour favoriser « l’effet redistributif de la réforme de la taxation du capital ».

À LIRE >>> Fin de la première partie du grand débat : et après ?

« Corriger » la réforme si elle « n’est pas efficace »

Pour autant, comme le rapporte Le Figaro, « s’il est observé qu’elle n’est pas efficace, il faut la corriger », a affirmé le président. Emmanuel Macron s’est dit pour l’instant incapable d’évaluer l’impact réel de la transformation de l’ISF en IFI, mais reconnaît donc qu’il « faut pouvoir ajuster les choses et corriger si nécessaire ». Une évolution majeure de sa position, lui qui affirmait il y a encore quelques semaines qu’il n’était pas question de revenir sur la réforme de l’ISF en dépit de la mobilisation des « gilets jaunes ».

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