« L’entrée dans l’impôt sur le revenu est brutale et peut décourager les Français de reprendre un travail »

Interrogé par Les Echos, le ministre de l’Economie souhaite mettre l’accent sur les classes moyennes inférieures pour les futures baisses d’impôt. Voici pourquoi.

"La crise des gilets jaunes est venue d'une inquiétude profonde des classes moyennes face au risque de déclassement", souligne le ministre. Crédit: iStock.

Les baisses d’impôt doivent cibler « en priorité » les classes moyennes, a estimé Bruno Le Maire dans un entretien au journal Les Echos publié mardi soir, alors que l’examen du grand débat démarrait à l’Assemblée nationale, une semaine avant sa clôture officielle.

« L’entrée dans l’impôt sur le revenu est brutale et peut décourager les Français de reprendre un travail. Cette question pourrait être discutée en sortie du grand débat », a ajouté le ministre de l’Economie.

A LIRE >>> En matière de fiscalité, le « grand débat » prend des airs de grand bazar 

« La crise des gilets jaunes est venue d’une inquiétude profonde des classes moyennes face au risque de déclassement, au sentiment de travailler sans être suffisamment rémunéré », a-t-il souligné.

La plus grande attention prêtée aux classes moyennes qui travaillent

« Notre ligne, avec Gérald Darmanin (le ministre du Budget, NDLR), c’est de prêter la plus grande attention aux classes moyennes qui travaillent. Travailler, ça veut dire se déplacer, prendre sa voiture, faire garder ses enfants, tout cela a un coût.

A LIRE >>> Budget: la taxe d’habitation sera bien complètement supprimée en 2022

Je préfère que nous traitions cette question plutôt que de rêver d’un grand soir qui ferait beaucoup de perdants », a-t-il encore ajouté.

Sur le même thème

Gilets jaunes impôts sur le revenu

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique