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Le projet de loi Notre-Dame définitivement adopté par le Parlement

C’était le 15 avril : un violent incendie ravageait les toitures du plus célèbre édifice religieux de Paris. Trois mois plus tard, le Parlement a définitivement adopté mardi le projet de loi pour la cathédrale Notre-Dame. Celui-ci doit répondre à l’ambition fixée par le président Emmanuel Macron de restaurer l’édifice dans le délai controversé de cinq ans.

Le texte, approuvé à l’Assemblée nationale par 91 voix, avec 8 votes contre et 33 abstentions, entend organiser et contrôler la collecte et l’utilisation des dons qui ont afflué, et coordonner les travaux délicats à mener sur un joyau du patrimoine mondial. 

A LIRE >>> Notre Dame: pourquoi seulement 9% des dons ont été versés deux mois après l’incendie

Consolider puis restaurer

« Le plus dur est devant nous. Il faudra consolider encore et toujours la cathédrale puis la restaurer », a lancé le ministre de la Culture Franck Riester, appelant les députés à soutenir le texte « pour permettre demain à Notre-Dame de retrouver sa splendeur ». 

Mais si l’ensemble de l’opposition a réaffirmé son attachement à ce monument national presque millénaire, elle a de nouveau dénoncé le recours à une « loi d’exception inutile », menée dans « la précipitation » et instaurant des « dérogations inadmissibles » aux règles du patrimoine.

« Vouloir imposer d’en haut un délai de cinq ans n’a aucun sens », a ainsi dénoncé Brigitte Kuster (LR), appelant à restituer la cathédrale « dans son dernier état visuel connu ». « C’est une oeuvre d’art qu’il faut considérer comme achevée », a-t-elle dit.

A LIRE >>> Projet de loi Notre-Dame: ce que le Sénat a modifié avant son adoption en deuxième lecture

« L’inconséquence du président »

« Tout ce projet de loi part de l’inconséquence des propos du président Macron » sur l’objectif de cinq ans, a approuvé Marie-George Buffet (PCF).

« Il faut accepter que le temps de la reconstruction ne soit pas celui du politique ou de l’évènementiel, et rien ne justifie que l’Etat s’autorise ce qu’il interdit dans le droit commun », a dénoncé la socialiste Michèle Victory.

En « désaccord avec la philosophie », l’insoumise Clémentine Autain a regretté « un désengagement de l’Etat des affaires culturelles au profit du mécénat privé ».

En revanche, Sophie Mette (MoDem), a salué « le point d’équilibre » trouvé par le texte final, et Béatrice Descamps (UDI) apprécié la prise en compte d’un amendement de son groupe précisant que « l’ensemble des dons seront exclusivement consacrés à Notre-Dame ». 

Rédaction Mieux Vivre

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