Impôts locaux: le grand ras-le-bol des Français

Près de la moitié des personnes habitant, en 2019, la même ville qu’en 2014 ont le sentiment de payer davantage d’impôts locaux qu’auparavant.

Trois français sur quatre jugent que la suppression de la taxe d'habitation est une bonne mesure. Crédit : ©Istock

En matière de ras-le-bol fiscal, les impôts locaux ne font pas exception. Alors que les prochaines municipales doivent avoir lieu les 15 et 22 mars 2020, la question de la fiscalité pourrait bien être au cœur des campagnes des futurs édiles.

Selon un sondage OpinionWay-Square Management pour Les Echos et Radio Classique, 49% des Français habitant, en 2019, la même ville qu’en 2014 ont en effet le sentiment de payer davantage d’impôts qu’auparavant alors que 35% d’entre eux ont le sentiment d’en payer autant.

Le ras-le-bol des grandes villes

Un ressenti qui est particulièrement fort chez les plus de 50 ans et les sympathisants du Rassemblement national (RN). Autre résultat : alors que le ras-le-bol fiscal est traditionnellement très fort dans les zones rurales, le sondage montre également que le phénomène touche désormais les habitants des grandes agglomérations. Ils ne sont ainsi que 48% à se dire satisfaits de leur taux d’imposition contre 57% dans les communes rurales.

A LIRE >>> Suppression de la taxe d’habitation, baisse de l’impôt sur le revenu… Les gagnants et les perdants du budget 2020

Dans ce contexte, la suppression de la taxe d’habitation est une mesure très populaire, selon le sondage. Trois Français sur quatre estiment ainsi que c’est une bonne chose. Ils sont toutefois 78% à juger la baisse des dotations d’Etat aux communes comme une mauvaise chose.

Les Français ne choisissent pas

Pour compenser les pertes de revenus des communes avec la suppression de la taxe d’habitation, 29% des Français se prononcent pour la réduction des emplois municipaux et des services publics alors que seuls 8% des sondés sont favorables à une hausse des impôts locaux. La solution la plus populaire étant le transfert du domaine d’action des communes aux autres collectivités locales (58% de réponses favorables).

A LIRE >>> Impôts locaux: le racket de la taxe sur les ordures ménagères

Une solution de court terme puisque le besoin de financement des services publics restera le même avec des recettes locales toujours plus faibles. « Cette dernière réponse montre que les Français ne veulent pas choisir entre impôts et services publics », conclut dans Les Echos Frédéric Micheau, directeur des études d’opinion chez OpinonWay.

Sur le même thème

Impôts impôts locaux suppression taxe d'habitation

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique