Le point sur le financement de la reconstruction de Notre-Dame

L’élan de générosité pour reconstruire Notre-Dame a généré un montant de 922 millions d’euros de promesses de dons, ce qui donne « une certaine solidité au dispositif », indiqu la direction des patrimoines au ministère de la Culture. 

Les seuls travaux de consolidation et de sécurisation, qui pourraient durer jusqu'à l'été prochain, ont un coût évalué à 85 millions d'euros. Crédit: iStock.

L’élan exceptionnel de générosité du monde entier pour reconstruire Notre-Dame a généré un montant de 922 millions d’euros de promesses de dons, ce qui donne « une certaine solidité au dispositif », a indiqué mercredi la direction des patrimoines au ministère de la Culture. 

Une délégation, conduite par Philippe Barbat, directeur général des patrimoines, était auditionnée à l’Assemblée nationale par la mission d’information sur le suivi de l’application de la loi Notre-Dame de fin juillet.

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« Le montant total des promesses de dons quasi certaines et encaissées, c’est 834 millions d’euros. Il y a des promesses de dons des départements franciliens (20 millions) et de la mairie de Paris (50 millions), ainsi que des promesses de dons étrangères pour 18 millions, considérées comme en cours de confirmation, ce qui amène à un total de 922 millions », a détaillé une collaboratrice de M. Barbat, citant les derniers chiffres du 8 novembre.

« On est dans une certaine solidité du dispositif. Les dons matérialisés commencent maintenant de manière assez massive à entrer (…) dans les caisses », a souligné le directeur général. 320.000 ont bénéficié à Notre-Dame, qui vont des gros chèques des mécènes à des dons minuscules. La loi prévoit qu' »il devra être rendu compte de l’emploi des dons », a-t-il rappelé. 

Des avances réalisées pour le chantier

Interrogé par les députés Brigitte Kuster (LR) et Raphaël Gérard (LRem) sur la question de savoir si toutes les promesses seraient tenues, la délégation a expliqué que les besoins financiers sur les chantiers des monuments historiques suivent « une courbe en cloche »: « Il est donc normal qu’un certain nombre de dons restent à l’état de promesses un certain temps. Le fait qu’ils fassent l’objet de conventions normalement garantit leur versement ». 

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M. Barbat a expliqué que dans toute la phase d’urgence de début du chantier, « nous avons dû faire des avances » sur le budget du ministère, ce qui a retardé provisoirement certains versements pour d’autres établissements publics comme Versailles ou Fontainebleau. Les seuls travaux de consolidation et de sécurisation, qui pourraient durer jusqu’à l’été prochain, ont un coût évalué à 85 millions d’euros. 

M. Barbat a précisé que le décret qui doit créer l’établissement public dédié à la reconstruction est en voie de finalisation et devrait être publié le 1er décembre. Le général Jean-Louis Georgelin qui le présidera aura sous ses ordres une quarantaine de personnes. 

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