Grèves: le ministre de l’Economie « prêt » à des mesures de « dégrèvement fiscal » pour les commerçants les plus touchés

Ces mesures pourraient concerner les commerçants dont le chiffre d’affaires se serait effondré en raison des grèves et qui rencontreraient de graves problèmes de trésorerie.

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Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé mercredi que les commerçants les plus touchés par la grève dans les transports depuis plus d’un mois, à Paris et en Ile-de-France majoritairement, bénéficieraient au cas par cas « de dégrèvement fiscal ».

« S’il devait y avoir un commerce en grande difficulté, au-delà des mesures classiques que nous avons prises d’étalement des charges fiscales et sociales ou de chômage partiel (…), nous sommes prêts à envisager des mesures exceptionnelles de dégrèvement fiscal », a-t-il affirmé en lançant les soldes d’hiver aux Galeries Lafayette à Paris.

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Ces mesures s’adresseraient à ceux dont le chiffre d’affaires « s’effondrerait totalement, qui rencontreraient des problèmes de trésorerie et qui seraient sur le point de mettre la clef sous la porte », a-t-il insisté.

Dans un communiqué vendredi, l’Alliance du commerce, qui représente 27.000 magasins dans le secteur de l’habillement et de la chaussure, avait réclamé « la mise en place d’un abattement automatique de charges sociales pour les commerces impactés depuis le 5 décembre et pour toute la durée du mouvement ». « Aucun commerce ne doit fermer en raison des mouvements de grève », a répété Bruno Le Maire devant les journalistes, après avoir fait un rapide tour des rayons du grand magasin.

« On sait qu’il y a des commerces qui ont de grandes difficultés, notamment dans l’hôtellerie-restauration, ainsi que les petits commerces de centre-ville à Paris et en Ile-de-France », avec des pertes de chiffre d’affaires de 20 à 40%, a précisé le ministre. « Certains ont la trésorerie pour passer ce moment difficile, d’autres ne l’ont pas », a-t-il souligné.

« Des signes d’ouverture » et une « volonté de compromis »

M. Le Maire a également salué l' »énergie » des salariés de ces commerces pour se rendre sur leur lieu de travail, leur « engagement et leur détermination », malgré un temps de transport rallongé. « Je mesure ce que cela représente comme fatigue, certains sont épuisés et lassés », ainsi ce que ça peut représenter « comme coût car certains n’ont pas d’autres choix, quand ils rentrent tard, de prendre un taxi ou un VTC, a-t-il noté.

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Il a rappelé qu’Edouard Philippe avait « ouvert des discussions hier » (mardi, NDLR) avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites, qui vont se poursuivre en fin de semaine, en « montrant des signes d’ouverture » et une « volonté de compromis ».

« Je souhaite que les organisations syndicales répondent de manière tout aussi ouverte et tout aussi constructive aux propositions qui ont été faites par le Premier ministre », a-t-il souligné.

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