Budget 2020: les classes moyennes supérieures, grandes gagnantes de la politique de Macron

Une étude de l’Obervatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiée mercredi affirme que les mesures fiscales du gouvernement profitent surtout aux ménages les plus aisés.

Une famille française faisant partie des 5% les plus pauvres perdra environ 45 euros sur l'année tandis que les 5% les plus riches gagneront 2 905 euros de plus par an. Crédit: Michel Euler/AP/SIPA.

Baisse de l’impôt sur le revenu, réforme des allocations chômage, baisse de la taxe d’habitation… Les mesures du budget 2020 et leurs effets sur les ménages ont été étudiées par l’Obervatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un institut situé à gauche. Pour ces économistes, le résultat est clair : la politique économique d’Emmanuel Macron favorise les ménages les plus aisés au détriment des plus modestes.

20% des ménages perdants

Parmi les mesures qui augmentent le pouvoir d’achat des classes moyennes supérieures, on retrouve ainsi la baisse de l’impôt sur le revenu à hauteur de 5 milliards d’euros, la baisse de la taxe d’habitation pour une majorité de foyers, la défiscalisation des heures supplémentaires. Les 15% les plus pauvres, eux, perdent en pouvoir d’achat avec la réforme de l’assurance-chômage et des allocations logement.

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Concrètement, une famille française faisant partie des 5% les plus pauvres perdra environ 45 euros sur l’année. Les aides au logement ont en effet baissé de 30 euros, les allocations chômage de 40 euros. Les économistes prennent également en compte la hausse du prix du tabac. Ces baisses ne sont pas totalement compensées par les autres mesures prévues pour aider les personnes à faibles revenus. À l’inverse, les 5% les plus riches gagneront 2 905 euros de plus par an, rapporte Le Monde. En tout, 20% des foyers français se retrouvent perdants avec ces mesures.

« Redonner du pouvoir d’achat aux actifs »

Les perdants du budget 2020 seront donc les chômeurs, les retraités et les foyers les plus pauvres. « L’idée est clairement de donner du pouvoir d’achat aux actifs », explique le directeur adjoint de l’OFCE, Mathieu Plane cité par le quotidien. Ceci va dans le sens du souhait répété du gouvernement que le « le travail paye ».

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Réactions et commentaires

06/02/2020 at 20:59
chorhil

Assez de cette étude partisane et alambiquée que l’on retrouve partout, qui ne démontre rien d’autre que son rattachement à Sciences Po, bien connue pour sa sensibilité de gauche.

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